L'aviation à Charleroi en 2026 : le plafond de mouvements qui bouleverse chaque calcul de recrutement

L'aviation à Charleroi en 2026 : le plafond de mouvements qui bouleverse chaque calcul de recrutement

L'aéroport de Bruxelles Sud Charleroi approche d'une limite physique incontournable. Avec environ 120 000 mouvements aériens annuels comme plafond imposé par sa piste unique et son permis environnemental, et des projections plaçant l'aéroport à 98 % de ce plafond d'ici fin 2026, chaque décision de recrutement revêt désormais une tout autre dimension. La croissance des effectifs ne suit plus la croissance des vols. Elle suit la valeur extraite de chaque mouvement.

Ce changement redéfinit entièrement le défi en matière de talents. Le cluster aéronautique de Charleroi a enregistré une hausse de 8 % de l'emploi direct en glissement annuel sur 2024, et l'opérateur aéroportuaire a publiquement décrit des conditions proches du plein emploi. Pourtant, des postes techniques critiques au sein du même aéroport sont restés vacants pendant huit mois ou plus. Les ingénieurs de maintenance aéronautique certifiés, les instructeurs de vol sur simulateur et les superviseurs d'assistance en escale qualifiés en matières dangereuses demeurent extrêmement rares, alors que les fonctions opérationnelles courantes se pourvoient normalement. Le problème n'est pas une pénurie de main-d'œuvre. C'est une pénurie de certifications — et cette distinction est déterminante pour chaque organisation qui recrute sur cet aéroport.

Ce qui suit est une analyse structurée des forces qui convergent sur le AI & Technology en 2026 : la contrainte de capacité qui s'apprête à remodeler la stratégie des employeurs, les postes précis où le recrutement est effectivement au point mort, les dynamiques de rémunération qui attirent les talents certifiés vers les aéroports concurrents, et ce que les dirigeants en charge du recrutement au sein des compagnies aériennes, des prestataires MRO et des assistants en escale doivent savoir avant leur prochaine recherche.

Une piste unique, un plafond ferme et la fin de la croissance linéaire

Le fait fondamental du marché aéronautique de Charleroi en 2026 est que l'aéroport ne peut pas ajouter de vols. Son permis environnemental, négocié dans le cadre du Contrat Aéroportuaire 2024-2028 du Gouvernement wallon, fixe le plafond annuel de mouvements aériens à 120 000. L'aéroport en a géré environ 112 000 ces dernières années. La confirmation par Ryanair du stationnement de deux Boeing 737-8200 supplémentaires sur sa base pour la saison été 2025, portant sa flotte à 21 appareils, a rapproché l'aéroport de ce plafond plus rapidement que ne l'avait anticipé aucun planificateur de routes.

Le 737-8200 est un appareil de plus grande capacité. Chaque vol transporte davantage de passagers que la variante précédente. La logique de Ryanair : la croissance vient de la densité de sièges, pas de la fréquence. Mais le plafond de mouvements ne distingue pas un 737-800 de 189 sièges d'un 737-8200 de 197 sièges. Un créneau est un créneau. Dès que l'aéroport atteint 120 000 mouvements, aucun départ supplémentaire n'est possible — à moins d'un assouplissement du permis qui contredirait les priorités environnementales affichées du Gouvernement wallon, ou du retrait de mouvements existants pour libérer de la place.

C'est dans ce contexte que s'inscrit désormais chaque décision de recrutement. Les compagnies aériennes ne peuvent pas simplement ajouter des équipages proportionnellement à la croissance du nombre de passagers, car cette croissance elle-même approche d'un mur. Les prestataires MRO ne peuvent pas planifier des extensions de hangars en supposant que davantage d'appareils à entretenir seront basés ici si ces appareils ne peuvent pas y être stationnés. Les assistants en escale ne peuvent pas recruter pour absorber des volumes que l'infrastructure côté piste ne permettra pas.

Le résultat est un marché où la prime se déplace de la quantité vers la compétence. Les employeurs de Charleroi ne recrutent plus pour croître. Ils recrutent pour extraire davantage de valeur opérationnelle et économique d'un nombre fixe de mouvements. Cela modifie le profil des personnes recherchées, l'urgence avec laquelle elles sont recherchées, et les méthodes requises pour identifier des spécialistes certifiés et passifscom/fr/article-hidden-80-passive-talent) qui ne répondent pas aux annonces sur les sites d'emploi.

Le déficit de certifications derrière les chiffres du plein emploi

Les données d'emploi de Charleroi sont satisfaisantes au premier abord. L'emploi direct sur site a atteint 2 850 équivalents temps plein en 2024, avec un emploi indirect et induit estimé à 6 200 dans l'ensemble de la Région wallonne, selon une étude d'impact socio-économique réalisée par l'UCLouvain. L'aéroport et son cluster sont devenus un contributeur significatif à l'économie de la province du Hainaut, et la création d'emplois globale se poursuit.

Là où les chiffres induisent en erreur

Le chiffre agrégé masque une bifurcation qui définit le véritable défi du recrutement. Les postes opérationnels courants — agents de piste, personnel d'enregistrement, fonctions administratives — se pourvoient à des rythmes globalement normaux. Le taux de rotation annualisé du personnel opérationnel d'assistance en escale se situe entre 25 % et 30 %, mais le vivier de candidats actifs pour ces postes est suffisamment profond pour que les remplacements aboutissent par les canaux conventionnels. Environ 60 % des candidats aux postes opérationnels d'assistance en escale sont activement en recherche d'emploi, un ratio qui permet un recrutement classique via les agences d'emploi locales.

Le tableau s'inverse complètement pour les postes techniques certifiés par l'EASA. Les techniciens de maintenance aéronautique licenciés détenant les certifications Part-66 B1 et B2 avec des qualifications de type sur les familles A320, 737NG/MAX ou Embraer E-Jet sont en déficit critique. Les taux de vacance pour le personnel de certification expérimenté dépassent 18 %, selon le Hays Belgium Aviation Market Overview pour 2024. Environ 85 % à 90 % des candidats qualifiés dans cette catégorie sont passifs — en poste, ne répondant pas aux offres, et totalisant en moyenne plus de cinq ans d'ancienneté dans leur rôle actuel.

Ce que coûtent réellement huit mois de postes vacants

Les conséquences de ce déficit se mesurent concrètement chez le principal employeur technique de l'aéroport. Selon le Skills Gap Report de la Federation of Belgian Aerospace Industry et l'analyse corroborante des portails carrière, Sabena Aerospace a maintenu des réquisitions ouvertes en continu pour du personnel de certification qualifié sur Embraer E-Jets et Boeing 737 MAX tout au long de 2024. Ces postes sont restés vacants pendant des périodes dépassant huit mois au troisième trimestre 2024. Pour maintenir la production, l'entreprise a eu recours à des mécaniciens sous-traités d'agences portugaises et polonaises à des tarifs majorés de 85 € à 95 € de l'heure.

Il ne s'agit pas d'un simple désagrément de recrutement. C'est un problème de structure de coûts. La main-d'œuvre sous-traitée à ces tarifs représente une prime qui se cumule pour chaque poste non pourvu, chaque mois. Pour un opérateur MRO prévoyant d'ajouter une ligne de maintenance fuselage étroit en 2026 — nécessitant 40 à 50 ingénieurs licenciés supplémentaires — la question n'est pas de savoir si des candidats qualifiés existent à l'échelle mondiale. Ils existent. La question est de savoir si une méthodologie de recherche conventionnelle peut les atteindre avant qu'un employeur concurrent ne le fasse.

Le même phénomène s'est manifesté au Centre de Formation Ryanair de Charleroi. Après son ouverture en octobre 2023, la compagnie a publié des offres d'instructeurs de vol sur simulateur en continu de janvier à septembre 2024 sans atteindre le niveau de dotation visé. Selon Aviation Ireland Magazine, l'objectif était de 30 instructeurs ; seuls 18 postes avaient été pourvus à août 2024. Ryanair a dû recourir à la rotation d'instructeurs depuis ses bases d'East Midlands et de Dublin dans le cadre de contrats de mise à disposition hebdomadaires, engendrant un surcoût déclaré de 40 % en frais d'hébergement et de déplacement.

La croissance de l'emploi de l'aéroport est réelle. Mais elle se concentre dans des catégories où les candidats sont abondants, tandis que les postes générant la valeur opérationnelle et économique la plus élevée restent structurellement sous-pourvus. Le pipeline de formation n'a pas suivi le rythme des exigences réglementaires qui définissent qui peut exercer ces fonctions.

Trois aéroports puisant dans un seul vivier de talents

Charleroi ne rivalise pas pour les talents aéronautiques de manière isolée. L'aéroport se situe au centre d'un triangle avec Brussels Airport à Zaventem à 55 kilomètres au nord, l'aéroport de Liège à 60 kilomètres à l'est, et Lille-Lesquin à 110 kilomètres au sud-ouest en France. Chacun de ces concurrents exerce une attraction distincte sur un segment différent du vivier de talents, et comprendre où et pourquoi les candidats circulent entre ces marchésest essentiel pour quiconque recrute à Charleroi.

Zaventem : salaires plus élevés, meilleur accès, base d'employeurs plus large

Zaventem offre des primes salariales de 15 % à 25 % pour des postes équivalents d'ingénieur de maintenance aéronautique licencié et de régulateur de vols. L'aéroport dispose d'une connectivité ferroviaire directe, d'un écosystème plus dense de compagnies réseau avec des horaires plus prévisibles que les opérations low cost, et de meilleurs avantages sociaux négociés par les syndicats via Brussels Airlines et TUI fly. Les mécaniciens confirmés et les commandants de bord résidant dans la zone de chalandise de Charleroi font régulièrement le trajet vers le nord pour le seul différentiel de rémunération.

Pour un responsable du recrutement chez Sabena Aerospace ou un opérateur d'assistance en escale, cela signifie que les candidats qualifiés résidant à distance de navette de Charleroi savent déjà que la même certification leur rapporte sensiblement plus à 55 kilomètres de là. Une offre de rémunération compétitive au sein du marché de Charleroi ne l'est pas à l'échelle du marché aéronautique belge.

Liège : la prime cargo que Charleroi ne peut égaler

Liège domine le fret aérien belge. L'aéroport emploie environ 8 000 personnes dans la logistique cargo, contre moins de 200 à Charleroi. Plus significativement, l'absence de couvre-feu nocturne à Liège permet les opérations de fret en fin de nuit, entre 04h00 et 06h00, qui alimentent l'emploi en logistique e-commerce. Le couvre-feu strict de Charleroi, de 23h00 à 07h00, élimine entièrement cette catégorie de travail.

L'effet sur l'acquisition de talents dans les postes certifiés cargocom/fr/talent-acquisition) est décisif. Liège offre des primes de 20 % à 30 % pour les opérations cargo de nuit. Les agents de fret, les responsables de chargement et les spécialistes en matières dangereuses quittent rarement Liège pour Charleroi, car le potentiel de revenus y est structurellement inférieur et le différentiel de poste de nuit n'existe pas. L'opération cargo embryonnaire de Charleroi, avec environ 32 000 tonnes traitées en 2023, ne peut générer ni le volume ni la structure de postes nécessaires pour être compétitive.

Lille : l'avantage transfrontalier du revenu net

La pression concurrentielle la plus subtile provient de Lille-Lesquin, qui attire le personnel opérationnel francophone de la région frontalière du Hainaut. Les travailleurs frontaliers français bénéficient du régime fiscal des impatriés et de cotisations sociales inférieures, créant un avantage de revenu disponible net de 10 % à 15 % par rapport aux contrats belges pour des postes équivalents d'agent de piste et de maintenance. Cela draine les talents de niveau débutant et intermédiaire technique du bassin de Charleroi, sans qu'aucun employeur belge ne puisse s'aligner sur la structure fiscale française.

L'effet cumulé est que le vivier effectif de talents de Charleroi pour les postes aéronautiques certifiés est nettement plus restreint que ce que sa zone de chalandise géographique laisse supposer. Les candidats ne sont pas absents de la région. Ils sont en poste dans des aéroports qui paient davantage, offrent un meilleur accès aux infrastructures ou procurent des avantages fiscaux qu'un employeur belge ne peut reproduire.

Réalités de la rémunération : ce que paient les postes et pourquoi les écarts persistent

Comprendre la structure de rémunération à Charleroi nécessite de segmenter le marché par niveau, car les dynamiques diffèrent à chaque échelon.

Un technicien de maintenance aéronautique licencié confirmé avec huit ans d'expérience ou plus et des qualifications de type à jour perçoit un salaire de base de 62 000 € à 78 000 €, complété par des primes de poste de 15 % à 20 % et des bonus de qualification de type de 3 000 € à 5 000 €. Au niveau de la direction, un responsable de la maintenance ou responsable de hangar MRO gagne 95 000 € à 125 000 € de salaire de base, avec une rémunération totale atteignant 115 000 € à 155 000 € une fois inclus le véhicule de fonction, le bonus et les cotisations de pension. Ces chiffres proviennent du Michael Page Engineering Salary Guide et du Hays Belgium Salary Guide pour 2024.

Pour l'assistance en escale, un chef de station senior gagne 58 000 € à 72 000 € de base, tandis qu'un directeur des opérations aéroportuaires au sein de l'autorité aéroportuaire ou d'un assistant majeur perçoit 120 000 € à 155 000 € avec allocation véhicule et plans d'intéressement à long terme.

Les instructeurs de vol sur simulateur se situent entre 75 000 € et 95 000 € selon l'ancienneté et les qualifications de type, auxquels s'ajoutent les indemnités de vol. Un poste de responsable de la formation atteint 110 000 € à 140 000 €.

En cargo, un Operations Manager gagne 65 000 € à 80 000 €, tandis qu'un VP Commercial ou un poste de Cargo Development au sein de l'autorité aéroportuaire perçoit 130 000 € à 165 000 €.

Le point essentiel n'est pas ce que ces postes paient en valeur absolue. C'est que Zaventem paie 15 % à 25 % de plus pour les mêmes certifications techniques, et Liège paie 20 % à 30 % de plus pour le travail spécifique au cargo avec des différentiels de nuit. La rémunération de Charleroi est compétitive au sein de son propre marché, mais pas à l'échelle du vivier de talents aéronautiques belge. Pour un candidat passif actuellement en poste à Zaventem, un transfert vers Charleroi représente une baisse de salaire — sauf si la proposition globale inclut un élément que Zaventem ne peut offrir.

Les candidats trilingues maîtrisant le français, l'anglais au niveau OACI 4 ou supérieur, et le néerlandais bénéficient d'une prime salariale supplémentaire de 10 % à 15 %. Cette exigence linguistique, liée au contexte régional wallon et à l'interface opérationnelle avec les institutions néerlandophones, réduit encore davantage le vivier qualifié pour les postes de direction.

La synthèse : le capital avance plus vite que la certification

Voici le constat analytique que les données individuelles n'énoncent pas explicitement, mais que leur combinaison rend incontournable. Le cluster aéronautique de Charleroi a investi en avance sur son approvisionnement en talents, à tous les niveaux. L'aéroport a achevé une extension de terminal de 38 millions d'euros en mars 2024, portant la capacité physique de traitement des passagers à 10 millions par an. Ryanair a ouvert un centre de formation dédié en octobre 2023 et ajouté des appareils à sa base. Sabena Aerospace prévoit d'étendre la capacité de ses hangars d'une ligne narrow-body. Le Cargo Business Park a mis en service deux nouveaux entrepôts logistiques.

Chacun de ces investissements a supposé que les personnes nécessaires pour exploiter l'infrastructure étendue seraient disponibles. Aucun d'entre eux ne les a formées. L'extension du terminal ne produit pas d'ingénieurs de maintenance certifiés EASA. Le centre de formation ne produit pas les instructeurs de vol sur simulateur nécessaires pour le faire fonctionner. Le plan d'expansion MRO nécessite 40 à 50 ingénieurs licenciés qui n'existent pas en nombre suffisant sur le marché local.

Le capital a avancé plus vite que la certification n'a pu suivre. Le résultat est un aéroport dont l'infrastructure physique est prête pour 10 millions de passagers, dont la capacité côté piste approche de son plafond réglementaire, et dont le capital humain certifié nécessaire pour exploiter les deux reste structurellement insuffisant. Il ne s'agit pas d'un défi de recrutement cyclique qu'un budget renforcé suffira à résoudre. C'est un décalage systémique entre les calendriers d'investissement et les parcours de certification pluriannuels qui forment les professionnels de l'aviation qualifiés.

Le pipeline de formation professionnelle régional, incluant les collèges techniques IFAPME et leurs équivalents, produit des diplômés techniques généralistes. Il ne produit pas de titulaires EASA Part-66 B1 et B2 avec des qualifications de type à jour sur le 737 MAX ou l'A320neo. Cet écart se mesure en années, pas en mois.

Ce que cela signifie pour les organisations qui recrutent à Charleroi en 2026

Les implications pour les responsables du recrutement sont précises et lourdes de conséquences.

Premièrement, toute recherche pour un poste technique certifié à Charleroi qui repose sur des offres d'emploi et des candidatures entrantes n'atteindra, au mieux, que 10 % à 15 % du vivier de candidats viables. Le taux de passivité de 85 % à 90 % parmi les techniciens de maintenance aéronautique licenciés signifie que les candidats recherchés sont en poste, suffisamment satisfaits pour ne pas chercher, et totalisent en moyenne plus de cinq ans d'ancienneté. Les atteindre nécessite une identification et une approche directes, pas de la publicité.

Deuxièmement, la géographie concurrentielle signifie que la rémunération seule ne suffira pas à faire bouger un candidat qualifié de Zaventem ou Liège vers Charleroi. La proposition doit inclure des éléments que ces aéroports ne peuvent offrir : une progression de carrière au sein d'une opération MRO en croissance, un poste de formation qui développe les compétences pédagogiques, ou l'accès à un type d'appareil que l'employeur actuel du candidat n'exploite pas. Les responsables du recrutement qui abordent ce marché avec une stratégie uniquement centrée sur le salaire perdront face aux employeurs qui construisent une proposition centrée sur le poste.

Troisièmement, le plafond de capacité modifie la nature du recrutement lié à la croissance. Les organisations de Charleroi ne se développent pas de manière linéaire. Elles optimisent dans un cadre contraint. Les profils nécessaires ne sont pas simplement davantage de collaborateurs identiques. Ce sont des individus à plus forte valeur ajoutée, capables d'extraire davantage de valeur d'une enveloppe opérationnelle fixe : des ingénieurs de maintenance qui réduisent les temps de rotation, des directeurs des opérations qui améliorent l'utilisation des créneaux, des responsables de formation qui construisent des capacités internes plutôt que de dépendre de mises à disposition depuis d'autres bases.

Quatrièmement, au niveau de la direction générale, le taux de candidats passifs dépasse 95 % pour les postes de directeur des opérations aéroportuaires. Ces postes sont pourvus exclusivement par la chasse de tête en mandat exclusifcom/fr/retained-search), avec des phases d'approche de trois à six mois. Les offres d'emploi publiques pour ces postes ne sont que de pure forme.

Pour les organisations qui gèrent le recrutement de dirigeants dans les secteurs aéronautique et industrielcom/fr/industrial-manufacturing), le marché de Charleroi exige une méthodologie de recherche calibrée pour des viviers passifs profonds, des exigences de certification réglementaire et une géographie concurrentielle qui attire les candidats simultanément dans trois directions.

Construire une stratégie de recherche adaptée à ce marché

Le recrutement conventionnel échoue à Charleroi pour une raison structurelle : les personnes qui détiennent les certifications dont ce marché a besoin ne cherchent pas de travail, ne consultent pas les sites d'emploi et ne sont pas sensibles à des augmentations salariales marginales. La majorité cachée des talents aéronautiques de haut niveau doit être identifiée par l'intelligence de marché directe, cartographiée par certification et qualification de type, et approchée avec une proposition suffisamment convaincante pour justifier de quitter un poste stable et bien rémunéré.

L'approche de KiTalent pour des marchés comme Charleroi s'appuie sur la cartographie des talents assistée par l'IA pour identifier les professionnels certifiés à travers l'écosystème aéronautique belge et européen, en croisant les bases de données de certifications EASA, les structures d'employeurs et les trajectoires de carrière afin de constituer un pipeline de candidats prêts pour l'entretien sous 7 à 10 jours. Le modèle de facturation à l'entretien signifie que les organisations ne paient que lorsqu'elles rencontrent des candidats qualifiés, éliminant le risque du retainer initial qui rend les recherches spéculatives sur des marchés restreints excessivement coûteuses.

Avec un taux de rétention à un an de 96 % sur 1 450 placements de cadres dirigeants dans le monde et une durée moyenne de relation client dépassant huit ans, la méthodologie est conçue précisément pour le type de marché que représente Charleroi : des barrières de certification élevées, des viviers passifs profonds et une concurrence géographique qui pénalise les processus de recherche lents ou conventionnels.

Pour les organisations en compétition pour des professionnels de l'aviation certifiés, des dirigeants MRO ou des cadres des opérations aéroportuaires sur un marché où le capital a devancé le talent et où le plafond de capacité est sur le point de comprimer chaque calendrier de recrutement, échangez avec notre équipe d'Executive Search sur notre approche du cluster aéronautique de Charleroi.

Questions fréquemment posées

Pourquoi est-il si difficile de recruter des techniciens de maintenance aéronautique licenciés à Charleroi ?

Les certifications EASA Part-66 B1 et B2 avec des qualifications de type à jour sur les familles 737 MAX, A320neo ou Embraer E-Jet sont détenues par un nombre limité de professionnels en Belgique. Environ 85 % à 90 % des candidats qualifiés sont passifs — en poste et ne cherchant pas activement de nouveau rôle. Charleroi est également en concurrence avec Brussels Zaventem, qui paie 15 % à 25 % de plus pour des certifications équivalentes, et le pipeline de formation professionnelle local ne produit pas d'ingénieurs certifiés EASA en nombre suffisant. Les taux de vacance pour le personnel de certification expérimenté dépassent 18 %, et des postes sont restés ouverts pendant huit mois ou plus chez le principal prestataire MRO de l'aéroport.

Combien gagnent les cadres de l'aviation à l'aéroport de Brussels South Charleroi ?

La rémunération varie selon la fonction et le niveau d'ancienneté. Un MRO Hangar Manager gagne 95 000 € à 125 000 € de base, avec des packages totaux atteignant 155 000 €. Un Director of Airport Operations perçoit 120 000 € à 155 000 € de base, plus des intéressements à long terme. Les instructeurs de vol sur simulateur gagnent 75 000 € à 95 000 €, et les Heads of Training atteignent 110 000 € à 140 000 €. Un VP of Cargo Development gagne 130 000 € à 165 000 €. Les candidats trilingues maîtrisant le français, l'anglais et le néerlandais bénéficient d'une prime supplémentaire de 10 % à 15 %. Ces références reflètent les données des guides de salaires 2024 et restent globalement actuelles.

Comment le plafond de mouvements de Charleroi affecte-t-il le recrutement dans l'aviation en 2026 ? Les projections actuelles placent l'aéroport à 98 % de ce plafond d'ici fin 2026. Une fois le plafond atteint, les compagnies aériennes ne peuvent pas ajouter de vols, quelle que soit la taille des appareils. La demande de recrutement se déplace alors des postes de croissance liés au volume vers des spécialistes à plus forte valeur ajoutée, capables d'extraire davantage de chaque mouvement. Les ingénieurs de maintenance qui réduisent les temps de rotation et les directeurs des opérations qui améliorent l'utilisation des créneaux et l'efficacité opérationnelledeviennent disproportionnellement précieux.

Pourquoi les postes d'assistance en escale à Charleroi sont-ils plus longs à pourvoir qu'à Zaventem ? Les postes de Station Manager et de Ramp Supervisor chez les assistants en escale de Charleroi nécessitent généralement 90 à 120 jours pour être pourvus, contre 45 à 60 jours pour des postes équivalents à Brussels Zaventem. Les principaux facteurs sont le vivier de talents local plus restreint dans la province du Hainaut, l'absence de liaison ferroviaire lourde directe qui limite la zone de chalandise aux navetteurs dépendants de la voiture, et la réticence des candidats à déménager sans package de relocalisation dédié.

Quelle est la meilleure façon de recruter des talents passifs de l'aviation en Belgique ?

Avec 85 % à 90 % des ingénieurs aéronautiques certifiés et plus de 95 % des cadres supérieurs des opérations aéroportuaires classés comme passifs, les offres d'emploi conventionnelles n'atteignent qu'une fraction du vivier de candidats viables. Un recrutement efficace sur ce marché nécessite une identification directe via les bases de données de certifications et l'analyse des trajectoires de carrière, suivie d'une approche individuelle avec une proposition spécifique au poste. KiTalent utilise l'identification de talents assistée par l'IA et le headhunting direct pour présenter des candidats prêts pour l'entretien sous 7 à 10 jours, en atteignant les professionnels certifiés que les sites d'emploi et les candidatures entrantes manquent systématiquement.

La domination de Ryanair à Charleroi crée-t-elle un risque de recrutement pour les autres employeurs ?

Ryanair représente environ 80 % des mouvements passagers et emploie directement plus de 800 personnes. Cette concentration crée une dépendance

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