Les revenus touristiques de Gatineau ont récupéré. Sa main-d'œuvre, non. Ce que cela signifie pour le recrutement de dirigeants en 2026 Le Musée canadien de l'histoire a accueilli 1,18 million de visiteurs en 2024. Le parc de la [Gatineau](/fr/gatineau-canada-executive-search) a enregistré 3,1 millions de visites la même année, soit une hausse de 18 % par rapport à 2019. À l'aune de tous les indicateurs de demande pertinents, le pôle touristique de Gatineau est de retour. L'argent afflue. Les visiteurs arrivent. Le personnel, non.

Les revenus touristiques de Gatineau ont récupéré. Sa main-d'œuvre, non. Ce que cela signifie pour le recrutement de dirigeants en 2026 Le Musée canadien de l'histoire a accueilli 1,18 million de visiteurs en 2024. Le parc de la [Gatineau](/fr/gatineau-canada-executive-search) a enregistré 3,1 millions de visites la même année, soit une hausse de 18 % par rapport à 2019. À l'aune de tous les indicateurs de demande pertinents, le pôle touristique de Gatineau est de retour. L'argent afflue. Les visiteurs arrivent. Le personnel, non.

L'écart entre des revenus recouvrés et des effectifs qui ne le sont pas constitue la tension déterminante de ce marché en 2026. Le Casino fonctionne avec 8 % de salariés en moins qu'en 2019. Le Musée a réduit ses effectifs de 14 %, fermant des galeries les jours de semaine à faible fréquentation pour fonctionner avec l'équipe dont il dispose. Dans l'ensemble de la région de l'Outaouais, Emploi-Québec projette un déficit de 1 800 à 2 200 travailleurs en tourisme jusqu'en 2026, les départs à la retraite annuels dépassant les nouvelles entrées avec un écart qui se creuse. Il ne s'agit pas d'un problème de demande. C'est une crise opérationnelle dissimulée derrière des chiffres de revenus sains.

Ce qui suit est une analyse de terrain expliquant pourquoi le secteur du tourisme et des jeux de Gatineau ne parvient pas à pourvoir les postes nécessaires à sa reprise, où se situent les lacunes les plus critiques en matière de recrutement de dirigeants, et ce que les organisations en concurrence pour attirer des talents de leadership sur ce marché transfrontalier doivent comprendre avant de lancer leur prochain mandat de recherche.

Le pôle transfrontalier : pourquoi le marché touristique de Gatineau n'est pas ce qu'il semble être

L'économie touristique de Gatineau est couramment décrite comme faisant partie de la région de la capitale nationale. Cette description est exacte, mais incomplète. Elle masque une dépendance qui façonne chaque décision de recrutement sur ce marché.

Soixante-huit pour cent des visiteurs de loisirs de Gatineau citent les itinéraires centrés sur Ottawa comme leur principale motivation de voyage, selon l'Étude du profil des visiteurs de Destination Canada. Gatineau n'est pas une destination autonome. C'est le complément québécois du tourisme parlementaire, de congrès et d'affaires d'Ottawa. Le Casino, le Musée, le Parc et le corridor hôtelier le long du boulevard de la Cité-des-Jeunes génèrent ensemble environ 62 % des nuitées touristiques non professionnelles de la région. Quatre institutions ancrent l'ensemble du pôle.

Cette concentration crée une dynamique particulière pour le recrutement de dirigeants dans le secteur hôtelier de la région de la capitale nationale.com/fr/executive-search). Le bassin de talents est restreint, la base d'employeurs est étroite et l'environnement concurrentiel est dominé par une seule société d'État. Un directeur général gérant un hôtel de 300 chambres à Gatineau n'évolue pas dans un marché comptant des dizaines de propriétés équivalentes et d'opportunités de mobilité latérale. Le bassin qualifié dans la RCN comprend environ 45 à 50 personnes. L'ancienneté moyenne va de quatre à sept ans. Le roulement est faible. Et le ratio de candidats actifs par rapport aux candidats passifs est d'environ 15:85.

Pour les responsables du recrutement sur ce marché, la conséquence est directe. Vous ne comblez pas des postes à partir d'un flux de candidatures. Vous allez chercher des individus occupant des postes stables chez un petit nombre d'employeurs concurrents — dont la plupart se trouvent de l'autre côté de la rivière, en Ontario, et offrent des rémunérations supérieures.

Des revenus sans capacité : les chiffres derrière la compression

La région de l'Outaouais a enregistré 3,4 millions de séjours de visiteurs en 2024 et généré 487 millions de dollars en dépenses touristiques directes. Ces chiffres approchent le niveau de référence de 2019, soit 3,6 millions de séjours et 512 millions de dollars. Tourisme Outaouais projette entre 505 et 520 millions de dollars en dépenses directes pour 2026, en supposant des conditions stables en Ontario et au Québec.

Le bilan des revenus est encourageant. Celui des effectifs ne l'est pas.

Casino du Lac-Leamy : faire plus avec moins

Le Casino du Lac-Leamy a déclaré des revenus de jeu de 142,3 millions de dollars pour l'exercice clos en mars 2024, soit une hausse de 12 % par rapport à l'année précédente et à portée du sommet de 148 millions de dollars atteint en 2019, selon le rapport annuel de Loto-Québec. L'établissement compte 1 800 machines à sous, 64 tables de jeu et le Hilton Lac-Leamy de 349 chambres. Il est le plus grand employeur touristique de la région et génère 38 millions de dollars en recettes fiscales municipales directes pour Gatineau.

Pourtant, sa main-d'œuvre n'a pas récupéré proportionnellement. Le Casino maintient environ 1 400 équivalents temps plein, soit 8 % de moins qu'en 2019. Il ne s'agit pas d'un exercice de réduction des coûts. Loto-Québec a approuvé un investissement en capital de 45 millions de dollars pour l'expansion des installations de divertissement et de congrès, dont l'achèvement est prévu au deuxième trimestre 2026. Cette expansion ajoutera environ 120 postes permanents dans la restauration, la coordination d'événements et les services techniques. Les postes sont financés. Ils ne sont pas pourvus.

Le Musée et le Parc : des pressions inverses

Le Musée canadien de l'histoire a attiré 1,18 million de visiteurs en 2024, contre 1,24 million en 2019. L'écart est modeste. Mais le Musée fonctionne avec 342 employés à temps plein contre 398 avant la pandémie — une réduction qui a contraint à la fermeture de galeries les jours de semaine à faible fréquentation. Le budget de fonctionnement s'élève à 65,4 millions de dollars. La contrainte porte sur la main-d'œuvre, pas sur le financement.

Le parc de la Gatineau présente le problème inverse. Les visites ont atteint un record de 3,1 millions en 2024. Le Parc est victime de son succès. L'infrastructure de la CCN fait face à un arriéré d'entretien différé estimé à 23 millions de dollars. Le Parc emploie 187 membres du personnel permanent et 165 travailleurs saisonniers sur 361 kilomètres carrés de terres de conservation et de loisirs. Les difficultés de recrutement saisonnier sont désormais récurrentes.

Le schéma est constant pour les quatre institutions piliers. La demande est revenue ou a dépassé les sommets antérieurs. Les effectifs n'ont pas suivi. Le résultat est un secteur fonctionnant à capacité réduite dans un contexte de demande recouvrée, comprimant la qualité de service d'une manière qui n'apparaît peut-être pas dans les chiffres de revenus trimestriels, mais qui finira par éroder la réputation de la destination. Cette compression est la dynamique la plus importante du marché — et c'est celle que la plupart des responsables du recrutement sous-estiment.

Le paradoxe du bilinguisme : comment la politique linguistique aggrave la pénurie qu'elle était censée prévenir

Voici le constat analytique que les données étayent mais qu'aucune source isolée ne formule directement : l'application stricte des exigences linguistiques de la loi 96 et le marché du travail le plus tendu depuis deux décennies ne sont pas des problèmes parallèles. Ils se renforcent mutuellement. La politique conçue pour protéger le caractère culturel distinctif de la destination limite simultanément sa capacité opérationnelle à servir le marché transfrontalier qui constitue sa base économique principale.

Cinquante-cinq pour cent des touristes de Gatineau proviennent de l'Ontario ou de marchés internationaux. Ces visiteurs nécessitent un service en anglais. Or, la Charte de la langue française du Québec, telle que modifiée par la loi 96, impose le français comme langue de travail et des normes de service à la clientèle en français, appliquées par l'OQLF.

Pour le personnel opérationnel, l'exigence est gérable. Pour les postes de direction et d'encadrement, elle crée un filtre cumulatif. Un directeur des opérations du Casino doit détenir la certification de la RACJ, démontrer une maîtrise des normes de contrôle interne de Loto-Québec et posséder un niveau de français et d'anglais égal ou supérieur au CECR B2. Un directeur général d'hôtel doit gérer une équipe bilingue, se conformer aux obligations linguistiques provinciales et offrir un service dans les deux langues à une clientèle majoritairement anglophone.

L'exigence de bilinguisme n'est pas une simple préférence. C'est un mandat légal qui réduit le bassin de candidats admissibles précisément au niveau hiérarchique où ce bassin est déjà le plus restreint. Le taux de chômage en Outaouais s'établit à 4,1 %. La région a affiché 4 200 postes vacants uniques dans le tourisme en 2024, soit un taux de vacance de 8,9 % contre 6,2 % pour l'économie dans son ensemble. Chaque filtre supplémentaire appliqué à un bassin déjà contraint amplifie la difficulté d'identifier des candidats passifs qualifiés.

Le paradoxe est aigu. Le bilinguisme est le produit. C'est ce qui distingue Gatineau d'Ottawa, ce qui confère au Casino son identité culturelle francophone, ce qui différencie le Musée de l'histoire du Musée des beaux-arts de l'autre côté de la rivière. Mais c'est aussi la contrainte. Et dans un marché du travail aussi tendu, c'est la contrainte qui pèse le plus.

Trois postes de direction où le marché est au point mort

Les défis de recrutement du secteur touristique de l'Outaouais touchent tous les niveaux, des travailleurs saisonniers d'entretien des sentiers du parc de la Gatineau aux chefs de cuisine gastronomique du Baccara. Mais les lacunes les plus lourdes de conséquences se situent au niveau de la direction, où les postes non pourvus ne se limitent pas à réduire la capacité : ils empêchent les organisations concernées de fonctionner à leur plein potentiel.

Directeurs bilingues des opérations de jeux

Les cadres de direction du secteur des jeux évoluent dans l'un des marchés de talents les plus fermés de l'hôtellerie canadienne. La base d'employeurs se compose de Loto-Québec, de la Société des loteries et des jeux de l'Ontario et d'une poignée d'opérateurs privés, dont Great Canadian Entertainment et Gateway Casinos. Ces profils sont rarement disponibles. Les candidats actifs ne représentent qu'une fraction du bassin qualifié.

Loto-Québec signale des difficultés persistantes à recruter des croupiers et des superviseurs de jeux maîtrisant le français au niveau C1 avec un anglais fonctionnel. Le taux de roulement annuel aux postes de croupiers débutants se situe entre 25 et 30 %, absorbant 40 % de la capacité RH du Casino en recrutement de remplacement seul. Au niveau de la direction, le défi est d'une nature différente. Ce ne sont pas des postes à volume élevé. Ce sont des postes spécialisés exigeant la certification de la RACJ, une maîtrise bilingue et une connaissance approfondie du cadre de conformité d'une société d'État.

La rémunération d'un VP des opérations du Casino au Lac-Leamy varie de 175 000 $ à 230 000 $ CAD, auxquels s'ajoutent des incitatifs à la performance liés à l'EBITDA et aux indicateurs de conformité. À Toronto, l'exploitation élargie du Resort Toronto de Great Canadian Entertainment offre des primes de 30 à 40 % supérieures, avec une participation au capital que la structure de société d'État de Loto-Québec ne peut tout simplement pas offrir. Le coût d'un poste vacant prolongé à ce niveau s'accumule rapidement : les décisions opérationnelles stagnent, le risque de conformité augmente et le programme d'expansion de 45 millions de dollars du Casino perd ses leaders avant même qu'un seul nouveau poste ne soit pourvu.

Directeurs généraux d'hôtels pour les propriétés adjacentes au Casino

Le Hilton Lac-Leamy affiche un taux d'occupation annuel de 76 %, atteignant 94 % pendant les périodes de pointe des sessions parlementaires. Le corridor du boulevard de la Cité-des-Jeunes compte 2 400 chambres d'hôtel, soit 42 % du total du marché Ottawa-Gatineau. Ces propriétés ont besoin de directeurs généraux capables de gérer des équipes bilingues, de se conformer au droit du travail québécois et de rivaliser avec des établissements côté ontarien souvent plus récents et mieux connectés au centre-ville d'Ottawa.

Au niveau de cadre expérimenté, un directeur général d'établissement unique avec cinq à dix ans d'expérience gagne de 95 000 $ à 125 000 $ CAD de base, avec un potentiel de prime de 15 à 25 %. Au niveau de la haute direction, la supervision régionale ou la direction d'un établissement phare commande de 145 000 $ à 195 000 $ avec une prime de 30 à 40 % et, le cas échéant, une participation au capital. Le Fairmont Château Laurier d'Ottawa et le Brookstreet Hotel se disputent agressivement les mêmes talents bilingues, avec des grilles salariales ontariennes en moyenne 12 à 15 % plus élevées au niveau de l'encadrement intermédiaire. L'écart se réduit au niveau VP, mais la sécurité de la pension de la fonction publique fédérale attire les professionnels du tourisme à tous les échelons.

Haute direction muséale et postes de conservation

La recherche du Musée canadien de l'histoire pour un poste de directeur de l'histoire et du patrimoine autochtones est restée active pendant 11 mois en 2023-2024, selon les reportages du Droit et les divulgations de recrutement des sociétés d'État. Le processus a finalement nécessité une recherche internationale assortie d'une restructuration de la rémunération. Les conservateurs principaux du Musée sont des employés du secteur public bénéficiant de régimes de retraite à prestations déterminées et d'une grande sécurité d'emploi. Les candidats actifs représentent moins de 10 % du bassin qualifié, selon l'Étude sur la planification de la relève de l'Association des musées canadiens.

Les postes de direction au MCH se situent dans les fourchettes approuvées par le Conseil du Trésor, soit de 120 000 $ à 175 000 $ CAD. Ces salaires ne sont pas non compétitifs au regard des normes du secteur public. Mais la combinaison d'exigences bilingues, de processus de recrutement propres aux sociétés d'État et du bassin mondial restreint de personnes possédant l'expertise muséologique pertinente fait de chaque recherche à ce niveau un exercice prolongé de démarchage de candidats qui ne cherchent pas un nouveau poste.

Où se trouvent les candidats : la géographie concurrentielle de Gatineau

Gatineau ne perd pas ses meilleurs dirigeants en hôtellerie et en jeux au profit d'abstractions. Elle les perd au profit de trois marchés spécifiques, chacun attirant les talents par un mécanisme différent.

Montréal offre des primes salariales de 18 à 25 % pour des postes équivalents en gestion hôtelière. Le Casino de Montréal et le secteur hôtelier de luxe de la ville, ancré par le Four Seasons et le Ritz-Carlton, recrutent activement en Outaouais, en particulier des cadres bilingues capables d'opérer dans les deux langues. Montréal offre également l'infrastructure culturelle la plus riche qui attire les professionnels vers des carrières en hôtellerie. La prime n'est pas purement financière. Elle est aussi expérientielle.

Ottawa rivalise sur la stabilité. Les groupes hôteliers côté ontarien offrent des salaires de base plus élevés au niveau de l'encadrement intermédiaire. Mais la force concurrentielle la plus redoutable est le gouvernement fédéral lui-même. Les postes de la fonction publique offrent une sécurité de pension, des horaires prévisibles et des primes de bilinguisme que les employeurs touristiques ne peuvent reproduire. Pour un professionnel de l'hôtellerie en milieu de carrière qui hésite entre un poste de directeur des opérations hôtelières et un poste administratif fédéral, le calcul de la pension tranche souvent le débat.

Toronto rivalise au sommet du marché. Pour les cadres supérieurs du secteur des jeux, l'exploitation élargie du Great Canadian Casino Resort et les fonctions de siège social offrent une rémunération de 30 à 40 % supérieure aux équivalents de Gatineau, avec une participation au capital indisponible dans une structure de société d'État. Toronto ne rivalise pas pour les recrutements volumétriques de Gatineau. Elle rivalise pour les cinq ou dix personnes qui, au cours d'une année donnée, pourraient diriger les opérations les plus complexes du marché.

L'effet combiné est un entonnoir de talents qui se rétrécit à chaque niveau hiérarchique. Le personnel débutant part pour les primes salariales d'Ottawa. Les cadres intermédiaires partent pour l'attrait culturel de Montréal ou la sécurité du gouvernement fédéral. Les cadres supérieurs partent pour la rémunération et les participations au capital offertes à Toronto. Ce qui reste est un bassin qui se réduit plus vite que le marché ne peut le reconstituer. Comprendre cette géographie est essentiel pour toute organisation souhaitant structurer une recherche dans un marché de talents transfrontaliercom/fr/talent-mapping).

Des barrières structurelles qu'aucune offre d'emploi ne peut lever

Trois forces, au-delà de la rémunération, limitent la capacité de Gatineau à attirer et retenir des leaders en tourisme. Aucune d'entre elles ne cède aux tactiques de recrutement conventionnelles.

La saisonnalité et la variation d'emploi de 38 %

L'emploi dans le secteur de l'hébergement et de la restauration en Outaouais fluctue de 38 % entre le pic estival de juillet (8 400 travailleurs) et les creux de janvier (5 200). Cette compression saisonnière affecte le recrutement de dirigeants d'une manière rarement abordée. Un directeur général d'hôtel embauché en janvier hérite d'une exploitation squelettique. Un directeur général embauché en juin hérite d'un établissement pleinement doté fonctionnant à capacité maximale. L'expérience d'intégration est radicalement différente, et les défis de transition pour les nouveaux dirigeantscom/fr/article-manager-transition) sont façonnés autant par le calendrier que par le poste lui-même.

Pour les lieux d'événements et de congrès, la précarité est encore plus prononcée. Le Centre des congrès de Gatineau et les installations de congrès du Casino accueillent plus de 450 événements par an, employant 220 personnes sous contrats liés aux événements. Ce ne sont pas des bases d'emploi stables à partir desquelles former de futurs leaders.

L'accessibilité au logement pour le personnel débutant

Le taux d'inoccupation locative de Gatineau s'établissait à 1,8 % au T3 2024, avec des loyers moyens en hausse de 8,5 % sur un an, selon le Rapport sur le marché locatif de la SCHL. Un appartement d'une chambre coûte en moyenne 1 450 $ par mois. Les salaires d'entrée de gamme en hôtellerie varient de 16 $ à 20 $ de l'heure. Le calcul ne fonctionne pas. Ce n'est pas un problème qui touche exclusivement la direction, mais il le devient : un directeur général qui ne peut pas pourvoir sa cuisine parce que les cuisiniers n'ont pas les moyens de vivre en ville gère une crise du logement, pas un restaurant.

Le risque climatique pour le tourisme hivernal

L'infrastructure de loisirs hivernaux du parc de la Gatineau fait face à des questions de viabilité. La saison 2023-2024 a enregistré 34 jours d'exploitation en moins pour le ski de fond par rapport à la moyenne 1990-2010. La concentration des revenus sur la période juin-septembre représente déjà 48 % des revenus hôteliers annuels. Si le tourisme hivernal décline davantage, l'écart saisonnier se creuse et l'argumentaire en faveur de talents de direction à l'année devient encore plus difficile à défendre.

Ces barrières interagissent. Les coûts du logement chassent la main-d'œuvre débutante. La saisonnalité rend l'emploi à l'année instable. Le changement climatique comprime la saison d'exploitation viable. Chacune est gérable isolément. Ensemble, elles créent un environnement où les méthodes de recrutement traditionnelles échouent systématiquement à atteindre les candidats qui pourraient faire la différencecom/fr/article-executive-recruiting-failures).

Ce que les 12 prochains mois exigent

Le pôle touristique de Gatineau aborde 2026 avec 45 millions de dollars de capital d'expansion engagé pour le Casino, des dépenses projetées entre 505 et 520 millions de dollars, et un déficit de main-d'œuvre qui ne se résorbera pas de lui-même. Le défi de recrutement ici n'est pas conjoncturel. Il est inscrit dans la structure du marché : une exigence de bilinguisme qui exclut la majorité des candidats, un plafond de rémunération lié au statut de société d'État qui limite ce que le plus grand employeur peut offrir, une géographie concurrentielle qui attire les talents vers trois marchés plus importants, et une économie saisonnière qui décourage l'engagement à l'année que les postes de direction exigent.

Les organisations qui sécuriseront les talents de direction dont elles ont besoin sur ce marché seront celles qui cessent d'attendre que les candidats se manifestent. Dans un bassin de talents où 85 % des directeurs généraux d'hôtels qualifiés et plus de 90 % des conservateurs principaux ne sont pas activement en recherche, c'est le mandat qui doit aller vers eux. Cela passe par l'identification directe de candidats passifs, des campagnes d'approche structurées et une méthodologie de recherche conçue pour les marchés où l'offre d'emploi n'atteint personne de décisif.

L'approche de KiTalent en matière de chasse de cadres dans l'hôtellerie, le tourisme et le leadership culturel est conçue précisément pour ce type de marché contraint. Grâce à la cartographie des talents assistée par l'IA pour identifier les profils répondant aux exigences bilingues, réglementaires et opérationnelles, puis en les approchant directement, KiTalent présente des candidats prêts pour l'entretien sous 7 à 10 jours. Le modèle de facturation à l'entretien signifie que les organisations n'investissent que lorsqu'elles rencontrent des candidats qualifiés — pas avant.

Pour les responsables du recrutement des institutions piliers de Gatineau et des établissements hôteliers qui en dépendent, la question n'est pas de savoir si la demande est au rendez-vous. C'est de savoir si vous pouvez doter cette demande en personnel avant que la dégradation du service ne devienne permanente.

Si vous recrutez un directeur des opérations de jeux, un directeur général d'hôtel bilingue ou un poste de haute direction muséale dans la région de la capitale nationale, entamez une conversation avec notre équipe de chasse de cadres pour découvrir comment nous identifions les candidats que ce marché ne peut faire émerger par les canaux conventionnels.

Foire aux questions

Pourquoi est-il si difficile de recruter des chefs exécutifs dans le secteur touristique de Gatineau ?

La région de l'Outaouais fait face à un déficit structurel de 180 à 220 chefs de cuisine et chefs exécutifs qualifiés. Les établissements gastronomiques affiliés au Casino du Lac-Leamy et au Hilton Lac-Leamy exigent des leaders culinaires bilingues capables de gérer des opérations au volume d'un casino tout en maintenant les standards quatre diamants. La rémunération des chefs exécutifs à Gatineau varie de 95 000 $ à 140 000 $ CAD, mais le secteur hôtelier de luxe de Montréal offre des primes de 18 à 25 % pour des postes équivalents, attirant les talents bilingues hors de la région. La combinaison d'exigences linguistiques, de complexité volumétrique et de concurrence géographique fait de ce poste l'un des plus durablement difficiles à pourvoir dans la région.

Combien gagne un directeur des opérations de casino à Gatineau par rapport à Toronto ?

Un VP des opérations du Casino au Casino du Lac-Leamy gagne de 175 000 $ à 230 000 $ CAD, auxquels s'ajoutent des incitatifs à la performance liés à l'EBITDA. À Toronto, les opérateurs de jeux privés tels que Great Canadian Entertainment offrent des primes de 30 à 40 % supérieures, avec une participation au capital indisponible dans la structure de société d'État de Loto-Québec. Cet écart de rémunération est le principal facteur de mobilité des talents de direction du secteur des jeux de Gatineau vers l'Ontario — un écart que Loto-Québec ne peut combler par le salaire seul en raison des règles de gouvernance de la rémunération du secteur public.

Comment la loi 96 affecte-t-elle le recrutement en tourisme à Gatineau ?

La loi 96 a renforcé la Charte de la langue française du Québec, imposant le français comme langue de travail et des normes de service à la clientèle en français. Pour les employeurs touristiques de Gatineau, où 55 % des visiteurs proviennent de l'Ontario ou de marchés internationaux, cela signifie que chaque poste en contact avec la clientèle et chaque poste d'encadrement exige des candidats bilingues au niveau CECR B2 ou supérieur en français. Dans un marché du travail régional affichant un taux de chômage de 4,1 % et un taux de vacance touristique de 8,9 %, l'exigence de bilinguisme exclut une part significative de candidats autrement qualifiés. Les organisations qui s'appuient sur des offres d'emploi standard pour faire émerger des leaders bilingues constatent généralement que la majorité invisible des talents passifs reste hors d'atteinte.

Quelles sont les perspectives du secteur touristique de Gatineau en 2026 ?

Tourisme Outaouais projette entre 505 et 520 millions de dollars en dépenses touristiques directes pour 2026. L'expansion de 45 millions de dollars des installations de divertissement et de congrès du Casino du Lac-Leamy est prévue pour la mi-2026, ajoutant 120 postes permanents. Les efforts de marketing positionnent Gatineau comme une alternative d'hébergement à Ottawa en prévision de l'intégration éventuelle du TLR en 2027. Toutefois, le déficit de main-d'œuvre de 1 800 à 2 200 travailleurs devrait persister, ce qui signifie que la croissance sera contrainte par la disponibilité de la main-d'œuvre plutôt que par la demande des visiteurs.

**Comment les organisations du secteur touristique de Gatineau peuvent-elles trouver des candidats bilingues de niveau exécutif ?Avec 85 % des directeurs généraux d'hôtels qualifiés et plus de 90 % des conservateurs de musée principaux qui ne recherchent pas activement un nouveau poste, la publicité d'emploi conventionnelle n'atteint qu'une fraction du bassin de candidats viable. Un recrutement efficace sur ce marché

Publié le :