Recrutement dans l'hôtellerie à Bruges en 2026 : une ville incapable de loger les travailleurs dont elle a désespérément besoin

Recrutement dans l'hôtellerie à Bruges en 2026 : une ville incapable de loger les travailleurs dont elle a désespérément besoin

Bruges est une ville où 8,3 millions de visiteurs génèrent 1,2 milliard d'euros de revenus touristiques annuels, où le taux d'occupation hôtelière dépasse 78 % tout au long de l'année et où le port de Zeebrugge accueille désormais plus de croisiéristes qu'avant la pandémie. À en juger par tous les indicateurs de demande, ce marché devrait recruter sereinement.

Ce n'est pas le cas. Le secteur de l'hôtellerie-restauration à Bruges et en Flandre-Occidentale comptait 3 400 postes non pourvus fin 2024, soit un taux de vacance de 8,9 % contre une moyenne nationale belge de 6,2 %. Les offres d'emploi pour des postes de direction dans l'hôtellerie ont augmenté de 18 % en 2024, tandis que le volume de candidatures reculait de 7 %. Pour les postes les plus seniors, les chiffres sont encore plus marquants : le taux de chômage des directeurs généraux d'hôtels expérimentés en Belgique est inférieur à 1 %, et les taux de candidature active pour les postes de chef exécutif à Bruges n'atteignent pas 5 % des viviers de candidats viables.

L'analyse qui suit examine les forces qui convergent sur le marché des talents hôteliers de Bruges en 2026 : les choix réglementaires qui remodèlent la base de revenus, les réalités immobilières qui excluent les travailleurs dont la ville a besoin, les écarts de rémunération qui poussent les diplômés vers Bruxelles et Amsterdam, et la méthodologie de recherche indispensable pour recruter des dirigeants sur un marché où la quasi-totalité des candidats qualifiés sont déjà en poste et ne cherchent pas activement.

Le paradoxe des revenus : Bruges réduit délibérément le marché dont dépendent ses travailleurs

La force la plus déterminante qui pèse sur Luxe & Retail n'est ni une récession ni un déficit de demande. C'est une décision politique délibérée de la municipalité visant à réduire les volumes touristiques.

Fin 2024, la Ville de Bruges a lancé un pilote de gestion des flux de visiteurs journaliers, imposant des créneaux horaires pré-réservés pour les visiteurs non-résidents en haute saison. Le dispositif a réduit le flux de visiteurs journaliers non réglementés d'environ 15 % par rapport aux niveaux de 2023. Les opérateurs de croisières sur les canaux et les restaurants de restauration rapide en ont directement subi l'impact. Le tourisme hôtelier, à plus forte marge, en a bénéficié.

La ville prépare des restrictions supplémentaires. Les propositions en cours pour un système de Taxe Touristique 2.0 prévoient notamment des plafonds stricts sur le nombre quotidien de visiteurs et une tarification dynamique pour les croisières sur les canaux et l'entrée des musées en période de pointe. Les modélisations du conseil municipal laissent entrevoir une réduction de la dépense moyenne par visiteur de 8 % à 12 %, alors que les coûts opérationnels restent fixes.

Pourquoi politique de durabilité et marché des talents sont sur une trajectoire de collision

Voici la tension que la plupart des analyses de la politique de surtourisme de Bruges passent totalement sous silence. Le secteur hôtelier nécessite une croissance des revenus de 8 % à 10 % par an simplement pour combler les écarts de rémunération avec les villes concurrentes et absorber l'inflation des coûts du logement. La trajectoire réglementaire vise à réduire le flux de revenus qui finance ces salaires. Ces deux objectifs ne peuvent coexister sans que l'un cède à l'autre.

Ce n'est pas une préoccupation théorique. C'est déjà visible dans les données. Les directeurs généraux d'hôtels à Bruges perçoivent une prime de 15 % à 20 % par rapport aux postes équivalents à Gand ou Anvers, en raison de la complexité patrimoniale et de l'intensité saisonnière propres à ce marché. Les chefs exécutifs à Bruges gagnent 30 % à 35 % de moins que leurs homologues à Amsterdam ou Paris. La prime au sommet est financée par le volume à la base. Si l'on restreint le volume, la prime devient plus difficile à maintenir.

Pour les responsables du recrutement de cadres dirigeants, la conséquence est directe. Tout dirigeant recruté dans le secteur hôtelier de Bruges doit intégrer le fait que l'environnement de revenus est activement orienté à la baisse, alors même que les exigences opérationnelles de son poste restent à pleine intensité. La proposition faite à un candidat passif doit en tenir compte — et cela commence par une compréhension fine de la structure du marché de la rémunération.

Réalités de la rémunération : ce que les postes seniors de l'hôtellerie paient réellement à Bruges

Les données de rémunération du secteur hôtelier de Bruges révèlent un marché qui rémunère bien selon les standards belges, mais peine à être compétitif à l'international — précisément aux niveaux de séniorité où la majorité invisible des candidats est passive et doit être activement sollicitée.

Direction générale hôtelière

Un Directeur des Opérations dans un établissement patrimonial de 80 chambres ou plus perçoit entre 65 000 € et 78 000 € de salaire de base, avec un bonus de 10 % à 15 %. Au niveau Directeur Général, la fourchette s'élève à 95 000 € – 135 000 € de base plus un bonus de performance de 20 % à 30 %. Une indemnité de logement est fréquemment nécessaire compte tenu des coûts immobiliers à Bruges. Selon le Robert Walters Belgium Salary Survey 2024 et les benchmarks hôteliers de Page Executive, ces chiffres intègrent une prime de 15 % à 20 % par rapport à Gand ou Anvers, à complexité de propriété équivalente.

Cette prime semble attractive jusqu'à ce que l'on regarde au-delà des frontières. Les directeurs généraux d'hôtels à Amsterdam gagnent 25 % à 30 % de plus. Bruxelles et Anvers offrent des primes de 10 % à 15 % assorties d'une mobilité professionnelle nettement meilleure. Dubaï et les hubs de croisière méditerranéens proposent des composantes exonérées d'impôt ou des contrats saisonniers avec logement inclus qui neutralisent totalement la problématique du logement à Bruges.

Chefs exécutifs et leadership culinaire

Un Sous-Chef dans un restaurant étoilé Michelin ou référencé Gault&Millau gagne entre 42 000 € et 52 000 €. Un Chef Exécutif perçoit entre 68 000 € et 88 000 €, avec des dispositifs émergents de participation aux revenus. Selon le HospitalityON Benelux Compensation Report, ces chiffres représentent une décote de 30 % à 35 % par rapport aux marchés d'Amsterdam ou de Paris. Pour une ville dont la réputation culinaire est au cœur de son attractivité touristique, cet écart n'est pas un simple désagrément de recrutement. C'est une vulnérabilité systémique.

Leadership commercial et MICE

Les Directeurs des Ventes et du Marketing spécialisés dans le segment MICE perçoivent entre 58 000 € et 72 000 € au niveau senior manager. Les Directeurs Commerciaux atteignent 85 000 € à 110 000 € avec des structures de primes liées aux volumes de réservation de congrès. L'achèvement de l'extension du Bruges Meeting and Convention Centre mi-2025 a ajouté 800 places de capacité, et le segment MICE devrait croître de 6 % à 7 % en 2026. La demande de leadership commercial dans ce segment augmente. Le vivier de candidats capables de positionner une destination de conférence flamande de taille moyenne face à Bruxelles ou Amsterdam ne croît pas au même rythme.

Les cotisations sociales patronales belges, d'environ 28 % au-dessus du salaire brut, alourdissent chaque décision de rémunération. Un ensemble de 100 000 € coûte 128 000 € à l'employeur avant prise en compte des bonus, indemnités de logement ou avantages. Pour les opérateurs confronted à la volatilité saisonnière de la demande, cette structure de coûts fixes limite les offres de rémunération agressives qui pourraient autrement permettre de conclure une chasse de cadres complexe.com/fr/executive-search).

La contrainte du logement qui fausse toutes les décisions de recrutement

Le facteur le plus sous-estimé du marché des talents hôteliers de Bruges n'est ni le niveau de rémunération, ni la disponibilité des candidats, ni la politique réglementaire. C'est l'incapacité physique de la ville à loger les travailleurs dont son économie a besoin.

Bruges affiche le ratio prix/revenu le plus élevé pour le logement locatif en Flandre-Occidentale. Un appartement d'une chambre se loue en moyenne 950 € par mois. Les travailleurs saisonniers de l'hôtellerie perçoivent entre 1 800 € et 2 200 € nets par mois. Selon le Centre for Economic Studies de la KU Leuven, ces seuils d'accessibilité excluent environ 60 % des recrues saisonnières potentielles avant même toute discussion sur le poste.

Le conseil municipal de Bruges projette un déficit de 1 200 logements abordables pour les travailleurs saisonniers de l'hôtellerie d'ici l'été 2026, sur la base des pipelines de permis de construire actuels. Il ne s'agit pas d'une projection de risque futur, mais d'une description des conditions actuelles. On estime que 15 % à 20 % des employeurs saisonniers réduiront leurs heures d'exploitation pendant la haute saison, indépendamment de la demande, faute de pouvoir loger suffisamment de personnel pour fonctionner à pleine capacité.

Pour les postes seniors, la dynamique opère différemment mais n'est pas moins contraignante. Un Directeur Général recruté hors de Bruges fait face à une relocalisation dans un marché où les prix médians de l'immobilier reflètent un centre-ville classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, soumis à des règles strictes de conservation qui limitent les nouvelles constructions. L'indemnité de logement désormais standard dans les packages de rémunération des directeurs généraux n'est pas un avantage. C'est une exigence structurelle sans laquelle le poste est financièrement peu attractif pour tout candidat ayant une famille.

Cette contrainte du logement est le mécanisme par lequel Bruges perd ses talents au profit des marchés concurrents. Amsterdam propose des plateformes de logement d'entreprise pour les travailleurs saisonniers. Bruxelles offre un réseau de transports en commun supérieur qui rend viable le trajet quotidien depuis des banlieues abordables. Dubaï et les hubs de croisière méditerranéens fournissent le logement comme clause contractuelle. Bruges n'offre rien de tout cela à grande échelle, et les réglementations de conservation qui protègent la valeur patrimoniale de la ville empêchent simultanément le développement immobilier qui soutiendrait sa main-d'œuvre. L'actif même qui génère la demande touristique bloque aussi l'offre de travail nécessaire pour y répondre.

L'expansion de Zeebrugge : 400 nouveaux postes, nulle part où les installer

Le port de Zeebrugge a accueilli 1,45 million de passagers de croisière répartis sur 149 escales en 2024, soit une augmentation de 12 % par rapport à 2023, dépassant les niveaux pré-pandémiques de 2019. L'autorité portuaire a engagé 320 millions d'euros dans la modernisation des terminaux de croisière jusqu'en 2026, incluant des installations d'alimentation électrique à quai et une capacité d'accostage élargie pour les navires de plus de 340 mètres. Cet investissement devrait porter le débit potentiel de passagers à 1,8 million par an d'ici 2027, nécessitant environ 400 équivalents temps plein supplémentaires dans la manutention au sol et les services aux visiteurs.

Ces chiffres représentent une demande réelle et financée en talents. Mais le port se situe à 17 kilomètres du centre-ville de Bruges, et la main-d'œuvre nécessaire pour servir les croisiéristes recoupe presque entièrement celle que le centre-ville ne parvient déjà pas à recruter en nombre suffisant. Guides, chauffeurs d'autocars, personnel hôtelier et responsables d'expérience visiteur multilingues se disputent le même parc de logements contraint.

Le goulot d'étranglement de la direction de terminal

Les directeurs de terminaux de croisière et les responsables de l'expérience passager sont presque exclusivement des candidats passifs avec des horizons de carrière de 10 à 15 ans. Le délai moyen pour pourvoir ces postes est de 180 jours. Zeebrugge est en concurrence directe avec Barcelone, Civitavecchia et Dubaï pour ces profils. Ces marchés proposent soit des composantes salariales exonérées d'impôt, soit des contrats saisonniers avec logement fourni — répondant précisément à la contrainte qui rend le recrutement pour Zeebrugge si difficile.

L'EU Sustainable Shipping Initiative ajoute une complication supplémentaire. L'obligation de raccordement à l'alimentation électrique à quai pour les navires de croisière d'ici 2028 imposera des coûts d'infrastructure partiellement répercutés sur les compagnies de croisière. Si le recouvrement de ces coûts affecte la planification des itinéraires, les navires de grande taille pourraient se détourner vers Rotterdam ou Southampton. Ce risque n'est pas spéculatif. C'est une variable réelle dans les projections financières de chaque compagnie de croisière opérant en Europe du Nord, ce qui signifie que les 400 postes supplémentaires projetés par Zeebrugge pourraient se concrétiser selon un calendrier différent, ou à une échelle différente, de ce que prévoient les plans actuels.

Pour les organisations qui recrutent dans ce corridor, le défi se cumule. Vous ne recrutez pas simplement pour un poste. Vous recrutez quelqu'un dans un contexte de division géographique entre un port et une ville patrimoniale, dont aucun ne peut actuellement garantir le logement, le transport ou la visibilité de revenus à long terme qu'un candidat senior évaluant son prochain mouvement de carrière exigera. C'est un problème de proposition de valeur, pas simplement un problème de sourcing — et cela exige une approche de recherche capable de cartographier les talents à travers les marchés concurrents afin d'identifier les candidats pour lesquels cette combinaison spécifique de facteurs est attractive plutôt que rédhibitoire.

Pourquoi 90 % des candidats dont vous avez besoin ne postuleront jamais

La dynamique des candidats passifs dans le secteur hôtelier de Bruges est parmi les plus extrêmes de tout marché européen. Ce n'est pas uniquement une question de taille de marché. C'est une conséquence du fonctionnement des secteurs fondés sur la réputation.

La direction générale hôtelière au niveau trois étoiles supérieur et au-delà est de fait une profession à chômage nul en Belgique. Les candidats qualifiés affichent en moyenne six à huit ans d'ancienneté par établissement et ne répondent pas aux offres publiées. Selon les estimations de Page Executive, 85 % à 90 % des placements dans cette catégorie se font par chasse de tête directe plutôt que par réponse à des annonces.

Le recrutement de chefs exécutifs fonctionne selon un modèle entièrement différent. La démarche type consiste à identifier des chefs actuellement en poste dans des établissements comparables et nécessite quatre à six mois d'échanges avant qu'un candidat soit disposé à bouger. La recherche de 11 mois menée par Den Gouden Harynck pour un Chef Sous-Chef Exécutif, qui a finalement nécessité de recruter auprès d'un concurrent à Gand avec une prime salariale de 25 % au-dessus du budget initial, n'est pas un cas isolé selon Horeca Vlaanderen. C'est un schéma récurrent. Cette recherche a été relatée par De Tijd en mars 2024, et le directeur régional de Horeca Vlaanderen l'a confirmée comme typique du marché.

La contrainte linguistique qui réduit encore chaque vivier

Bruges fonctionne dans un environnement trilingue minimum. Les directeurs généraux d'hôtels doivent maîtriser le néerlandais, le français et l'anglais. Les opérateurs de musées et de croisières exigent de plus en plus le mandarin ou l'espagnol en complément du socle trilingue. Les opérateurs de croisières sur les canaux rapportent que 40 % des postes de Capitaine-Guide publiés restent non pourvus tout au long de la saison de recrutement. St. Michiels a réduit sa fréquence de navigation de 12 % en juillet 2024 en raison de pénuries de personnel plutôt que de disponibilité des bateaux, selon le Seasonal Labor Report de Westtoer.

L'exigence linguistique n'est pas un atout souhaitable que l'on peut acquérir en poste. La gestion de propriétés patrimoniales à Bruges implique une communication directe avec les autorités municipales flamandes, les prestataires francophones, les tour-opérateurs anglophones et une base de visiteurs de plus en plus diverse. Un candidat qui parle deux des trois langues requises n'est pas qualifié à 67 %. Il est disqualifié.

Seuls trois à quatre candidats appropriés sortent chaque année des écoles belges de gestion hôtelière avec les compétences linguistiques et l'expérience en propriétés patrimoniales requises pour le parc hôtelier historique de Bruges, selon les données de suivi des diplômés de la VIVES University College. Voilà le pipeline. Il ne passe pas à l'échelle. Les organisations qui en ont pris conscience construisent déjà des viviers de talentscom/fr/talent-pipeline) des années avant leur besoin réel de recrutement. Celles qui attendent qu'un poste se libère entament une recherche qui était déjà trop tardive.

L'analyse fondamentale : les investissements ont avancé plus vite que la main-d'œuvre n'a pu suivre

L'enseignement clé qui émerge de ces données n'est pas que Bruges souffre d'une pénurie de talents. Chaque marché hôtelier d'Europe occidentale revendique une pénurie de talents. L'enseignement est plus spécifique et plus lourd de conséquences.

Bruges a simultanément investi dans l'expansion de sa capacité touristique — à travers la modernisation de 320 millions d'euros du port de Zeebrugge et l'extension du BMCC — tout en mettant en œuvre des politiques qui contraignent la base de revenus à partir de laquelle des salaires compétitifs sont versés, et en échouant à résoudre le déficit de logements qui empêche physiquement les travailleurs de vivre là où se trouvent les emplois. Le capital, les infrastructures et la réglementation ont tous progressé. La main-d'œuvre, non — parce qu'elle ne le peut pas.

Ce n'est pas un problème de recrutement que de meilleures annonces ou des salaires plus élevés suffiront à résoudre. C'est un échec systémique de coordination entre politique d'investissement, politique du logement et réalité du marché du travail. Les 320 millions d'euros investis dans le terminal de croisière de Zeebrugge supposent l'existence de 400 travailleurs supplémentaires qui n'ont actuellement nulle part où se loger à un prix abordable dans un rayon de navette du port. L'extension du BMCC suppose l'existence de directeurs commerciaux et de responsables événementiels capables de positionner Bruges comme destination MICE tout en gagnant 10 % à 15 % de moins qu'à Bruxelles. Les réglementations contre le surtourisme supposent que la réduction des volumes ne réduira pas les revenus nécessaires pour financer des salaires compétitifs.

Chaque politique est cohérente prise isolément. Ensemble, elles créent un marché où le coût d'un mauvais recrutement senior est aggravé par la quasi-impossibilité de le remplacer. La décision de l'Hotel Dukes' Palace de restructurer sa hiérarchie de direction en un modèle de double direction générale après huit mois de recherche infructueuse, ajoutant 45 000 € de coûts de rémunération annuels, a été relatée par Trends magazine en août 2024 comme une adaptation pragmatique. C'était aussi l'aveu que le marché ne pouvait pas produire le candidat unique que le cahier des charges initial exigeait.

Pour les responsables du recrutement opérant sur ce marché, la conclusion est sans ambiguïté. On ne peut pas résoudre une contrainte d'offre aussi profonde par les méthodes conventionnelles. Le ratio de 85 % à 90 % de candidats passifs pour les directeurs généraux d'hôtels, le délai d'engagement de quatre à six mois pour les chefs exécutifs, la moyenne de 180 jours pour les directeurs de terminaux de croisière : ce ne sont pas des inefficacités du processus de recherche. C'est le marché. La méthode doit correspondre à la réalité.

Ce qu'exige réellement un Executive Search senior dans l'hôtellerie à Bruges

Une approche de recrutement conventionnelle sur le marché hôtelier de Bruges atteint, au mieux, les 10 % à 15 % de candidats qualifiés qui sont activement en recherche. Dans un marché où les directeurs généraux d'hôtels qualifiés connaissent un chômage effectivement nul et où les chefs exécutifs évoluent sur la base de leur réputation plutôt que via les sites d'emploi, cela signifie que les méthodes conventionnelles passent systématiquement à côté des candidats les plus susceptibles de réussir.

La méthodologie de recherche requise pour ce marché présente trois caractéristiques distinctes.

Premièrement, elle doit être transfrontalière par conception. Les données de rémunération montrent clairement que Bruges recrute en concurrence avec Amsterdam, Bruxelles, Anvers, Dubaï et les hubs de croisière méditerranéens. Une recherche cantonnée au marché belge fera émerger le même petit vivier de candidats que tous les autres employeurs de Flandre-Occidentale ont déjà approchés. Une capacité de recherche de cadres internationale n'est pas une fonctionnalité premium sur ce marché. C'est un prérequis de base.

Deuxièmement, elle doit traiter le problème de proposition de valeur, pas seulement le problème de sourcing. Les candidats capables de diriger un hôtel patrimonial, une opération de terminal de croisière ou une fonction commerciale MICE à Bruges font un calcul de qualité de vie autant qu'un calcul de carrière. Le logement, l'environnement linguistique, l'emploi du conjoint et la trajectoire de revenus à long terme entrent tous dans leur décision. Un processus de recherche qui présente une description de poste sans aborder ces facteurs perdra des candidats précisément au moment où l'engagement compte le plus.

Troisièmement, elle doit opérer avec rapidité. Les ratios extrêmes de passivité du marché brugeois signifient que la fenêtre entre le moment où un candidat accepte de s'engager et celui où il accepte une offre concurrente est comprimée. Le modèle de KiTalent, qui présente des candidats dirigeants prêts pour l'entretien sous 7 à 10 jours grâce à une AI & Technology cartographiant les candidats passifs à travers les marchés concurrents, est conçu précisément pour cette dynamique. La facturation à l'entretien signifie que les organisations ne s'engagent pas sur un retainer avant d'avoir vu des candidats qualifiés. Sur un marché où 85 % des candidats viables sont invisibles sur les sites d'emploi, cette approche atteint les professionnels que les méthodes conventionnelles ne peuvent pas toucher.

Le bilan de KiTalent — 1 450 placements de dirigeants réalisés et un taux de rétention à un an de 96 % — reflète une méthodologie conçue pour des marchés exactement comme celui-ci : viviers de candidats restreints, forte passivité, concurrence transfrontalière et postes où un mauvais recrutement entraîne un coût disproportionné.

Pour les organisations en quête de leadership hôtelier à Bruges, où chaque candidat qualifié est déjà en poste et où les dynamiques de logement, de rémunération et de réglementation font de l'approche des candidats passifs la seule voie viable, engagez la conversation avec notre équipe d'Executive Search sur notre façon d'aborder ce marché.

Questions fréquemment posées

Combien de postes vacants non pourvus y a-t-il dans l'hôtellerie à Bruges ?

Fin 2024, Horeca Vlaanderen rapportait 3 400 postes non pourvus dans l'hôtellerie-restauration à travers la région de Bruges et de Flandre-Occidentale, soit un taux de vacance de 8,9 %. Ce chiffre se compare à un taux de vacance de 6,2 % pour l'ensemble de l'économie belge. Les offres d'emploi pour les postes de direction hôtelière en particulier ont augmenté de 18 % en glissement annuel en 2024, tandis que les volumes de candidatures reculaient de 7 %. Le secteur de l'hébergement et de la restauration représente 22 % de l'emploi du secteur privé à Bruges intra-muros, faisant de ces écarts une contrainte majeure sur le moteur économique principal de la ville, et non un simple désagrément de dotation en personnel.

**Combien gagne un Directeur Général d'hôtel à Bruges en 2026 ?Un Directeur Général d'un établissement patrimonial de 80 chambres ou plus à Bruges perçoit entre 95 000 € et 135 000 € de salaire de base, plus un bonus de performance de 20 % à 30 % et généralement une indemnité de logement. Cela représente une prime de 15 % à 20 % par rapport aux postes équivalents à Gand ou Anvers, reflétant la complexité accrue de la gestion de propriétés patrimoniales et la saisonnalité extrême. Toutefois, les directeurs généraux d'hôtels à Amsterdam gagnent 25 % à 30 % de plus, et Bruxelles offre des primes de 10 % à 15 % assorties d'une mobilité professionnelle plus large. Les professionnels qui envisagent un référentiel salarial pour les postes de direction hôtelière doivent tenir compte de la cotisation sociale patronale belge d'environ 28 % au-dessus du salaire brut.

**Pourquoi est-il si difficile de recruter des chefs exécutifs à Bruges ?Le secteur gastronomique de Bruges affiche un taux de vacance de 34 % pour les postes de chefs qualifiés. Le marché fonctionne sur un recrutement passif fondé sur la réputation, ce qui signifie que les taux de candidature active pour les postes de chef exécutif n'atteignent pas 5 % des viviers de candidats viables. Les recherches nécessitent généralement quatre à six mois d'engagement direct auprès de chefs actuellement en poste dans des établissements comparables. L'écart de rémunération aggrave la difficulté : les chefs exécutifs de Bruges gagnent 30 % à 35 % de moins que leurs homologues à Amsterdam ou Paris. La production des écoles culinaires belges ne correspond pas à la concentration de restaurants gastronomiques de la ville.

Comment la pénurie de logements à Bruges affecte-t-elle le recrutement hôtelier ?

Bruges projette un déficit de 1 200 logements abordables pour les travailleurs saisonniers de l'hôtellerie d'ici l'été 2026. Les loyers moyens d'un appartement d'une chambre à 950 € par mois absorbent 43 % à 53 % du salaire net d'un travailleur saisonnier, excluant environ 60

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