Les chiffres du tourisme à Lucerne se sont redressés. Sa capacité à recruter les dirigeants qui les portent, non.
Lucerne a enregistré 1,18 million de nuitées jusqu'en novembre 2024, atteignant 98 % des volumes d'avant la pandémie. À en croire les indicateurs médiatiques, le secteur touristique de la ville s'est pleinement rétabli. Les visiteurs sont de retour. Les salles de conférence se remplissent. Les bateaux à vapeur du lac fonctionnent à une capacité quasi totale. Pourtant, les marges d'EBITDA du secteur hôtelier restent inférieures de quatre à six points de pourcentage aux niveaux de 2019. La reprise est réelle en volume. Sur le plan opérationnel, elle reste incomplète — et c'est cette dimension qui pèse le plus lourd pour les dirigeants à la tête de ces entreprises.
L'écart entre reprise volumétrique et reprise des marges est précisément le point de cristallisation de la crise des talents. Les coûts de main-d'œuvre dans l'hôtellerie lucernoise ont augmenté de 18 % depuis 2019. Les dépenses énergétiques des hôtels historiques de la ville ont bondi de 34 % sur la même période. Ces hausses ont été absorbées sans hausse tarifaire proportionnelle dans la plupart des segments. Résultat : un secteur qui affiche bonne mine vu de l'extérieur, mais subit un stress aigu de l'intérieur — précisément au moment où les dirigeants capables de gérer cette pression sont les plus difficiles à trouver. Le canton comptait 3 400 postes vacants dans l'hôtellerie en 2024, soit 14 % de plus qu'en 2023. Les recherches de Chef Exécutif durent en moyenne 127 jours. Les postes de responsables MICE trilingues restent vacants pendant 98 jours.
Ce qui suit analyse les raisons pour lesquelles le secteur hôtelier de Lucerne fait face à un défi de recrutement que ses statistiques de reprise occultent, les domaines où les pénuries sont les plus critiques, les dynamiques de rémunération et de fidélisation qui structurent ce marché, et ce que les organisations en quête de talents de direction dans cette région doivent comprendre avant de lancer leur prochaine recherche.
Le piège des marges : pourquoi la reprise de Lucerne accentue la pression au lieu de l'alléger
La lecture conventionnelle des données touristiques de Lucerne raconte une histoire simple. Les nuitées progressent de 2,1 % en glissement annuel. La ville a grimpé à la 47e place du classement mondial ICCA des destinations de congrès, contre la 52e en 2023. Le Musée Suisse des Transports, le Pilatus et le Rigi Bahnen continuent d'attirer des millions de visiteurs. Sur la base de ces indicateurs, un responsable du recrutement pourrait raisonnablement conclure que le secteur se porte bien et que les talents devraient affluer naturellement.
La réalité opérationnelle inverse cette logique. Un secteur en croissance volumétrique mais en contraction de marge n'attire pas les talents — il les repousse. Selon le baromètre sectoriel de Hotellerie Suisse, l'écart entre la reprise du chiffre d'affaires et la reprise des résultats s'explique par une structure de coûts qui s'est transformée pendant la pandémie sans jamais revenir à la normale. L'inflation de 18 % des coûts de main-d'œuvre depuis 2019 reflète à la fois les augmentations salariales directes et la prime structurelle désormais indispensable pour pourvoir des postes autrefois faciles à combler. La hausse de 34 % des dépenses énergétiques touche de manière disproportionnée les établissements historiques : 40 % des hôtels de Lucerne occupent des bâtiments mal isolés, confrontés à des coûts de chauffage mensuels de CHF 15 000 à CHF 25 000 en hiver.
C'est le piège des marges. Les établissements ont besoin de dirigeants expérimentés pour piloter des opérations plus serrées. Mais des marges plus étroites limitent ce qu'ils peuvent proposer, précisément au moment où les concurrents qui captent ces talents n'ont aucune contrainte comparable. Zurich offre des salaires de base supérieurs de 12 à 18 % pour des postes équivalents. Dubaï et Singapour proposent des packages globaux supérieurs de 40 à 60 % dans des environnements à fiscalité réduite. Les Luxe & Retail de Lucerne se disputent le même vivier de talents avec une main plus faible — et la force du franc suisse aggrave encore le problème.
Compression saisonnière et équation des effectifs qui ne s'équilibre pas
Le profil de demande saisonnière de Lucerne crée un problème structurel de recrutement qu'aucune intensité d'efforts ne peut entièrement résoudre. Le troisième trimestre, de juillet à septembre, génère 38 % du chiffre d'affaires annuel mais ne mobilise que 28 % de la capacité annuelle en effectifs. Cet écart signifie que la période de revenus maximaux est aussi celle du plus grand risque opérationnel : les personnes qui dirigent hôtels et lieux événementiels pendant les semaines aux enjeux les plus élevés de l'année sont les plus sollicitées.
L'arithmétique de la haute saison
Le canton a signalé 1 400 postes vacants dans l'hôtellerie au pic de juillet 2024, soit 23 % de plus que l'année précédente. SGV, l'opérateur des bateaux à vapeur du lac des Quatre-Cantons, exploite sa flotte à un taux d'utilisation de 94 % les week-ends d'été. Aucun navire supplémentaire n'est prévu avant 2027. Autrement dit, l'infrastructure physique est quasiment saturée tandis que l'infrastructure humaine nécessaire pour l'exploiter présente des lacunes significatives. Les conséquences se répercutent en cascade : lorsqu'un lieu ou un établissement ne parvient pas à recruter à la hauteur de la demande, la qualité de service baisse, les avis se détériorent et la prime de tarif journalier moyen qui soutient l'activité s'érode.
Pourquoi le creux hivernal aggrave le problème
La compression saisonnière ne crée pas seulement un problème estival. Elle rend la proposition d'emploi annuelle structurellement peu attractive pour les professionnels en milieu de carrière dont Lucerne a le plus besoin. Un directeur des opérations de 35 ans évaluant une offre à Lucerne par rapport à une offre à Zurich compare un poste aux variations saisonnières brutales à un poste en hôtel urbain avec une demande régulière. Le poste à Zurich s'accompagne également de meilleures perspectives d'emploi pour le conjoint, d'un accès à des écoles internationales et de la proximité des sièges régionaux d'Accor et de Marriott International — autant de tremplins vers l'étape de carrière suivante. Les données de l'Office fédéral de la statistique confirment cette dynamique : on observe un flux net annuel sortant de professionnels hôteliers en milieu de carrière, âgés de 35 à 40 ans, de Lucerne vers Zurich.
Le défi saisonnier n'est pas une condition de marché passagère. Il est inscrit dans la géographie et le profil touristique de Lucerne. Toute stratégie de recrutement sur ce marché doit en tenir compte — car les candidats, eux, le font assurément.
Où les pénuries sont les plus aiguës : trois profils qui cristallisent la crise
Les 3 400 postes vacants dans l'hôtellerie lucernoise en 2024 couvrent l'ensemble du spectre, des commis de cuisine aux directeurs généraux. Mais trois catégories concentrent le plus grand risque commercial et les délais de recrutement les plus longs — et chacune opère dans un marché de candidats majoritairement passifs où les annonces d'emploi conventionnelles n'atteignent pratiquement personne en mesure d'occuper ces fonctions.
Leadership gastronomique
Les postes de Chef Exécutif et de Sous-Chef représentent 18 % de tous les postes vacants dans l'hôtellerie du canton, avec un délai moyen de recrutement de 127 jours. L'expérience de l'Hotel Schweizerhof Luzern illustre cette tendance. Selon la Luzerner Zeitung (août 2024), l'établissement a maintenu un poste de Sous-Chef Exécutif ouvert pendant sept mois, de mars à octobre 2024. Seules 12 candidatures ont été reçues, contre 45 à 60 en 2018. Trois candidats présélectionnés ont accepté des contre-offres d'établissements zurichois. Le poste a finalement été pourvu par promotion interne.
Le ratio de candidats passifs pour les postes de Directeur Général dans le segment de la gastronomie fine est estimé à 75 %, avec un taux de pourvoiement à 90 jours de seulement 34 %. Ces candidats ne sont pas sur les sites d'emploi. On les trouve via les réseaux d'anciens élèves des écoles hôtelières comme EHL Lausanne et SHL St-Gall, et par des approches directes de cabinets spécialisés en chasse de tête qui entretiennent des relations actives dans l'ensemble du secteur hôtelier suisse.
Gestion MICE et événementielle trilingue
Les responsables événementiels maîtrisant l'allemand, l'anglais et le mandarin affichent une durée de vacance de 98 jours. Cette exigence trilingue reflète la composition des visiteurs de Lucerne : le segment MICE dépend des congrès d'associations internationales, des congrès pharmaceutiques et, de plus en plus, des groupes d'incentive d'entreprise asiatiques. Un responsable événementiel germanophone monolingue, aussi compétent soit-il, ne peut pas servir 60 % du marché. Selon Michael Page Suisse, 68 % des postes en gestion événementielle en Suisse centrale restent vacants après 90 jours, les employeurs signalant que les candidats qualifiés sont déjà en poste et ne répondent pas aux offres publiées.
Les 487 événements du KKL Luzern en 2024, en baisse de 8 % par rapport aux 529 de l'année précédente, reflètent en partie la réduction des réservations de conférences internationales en provenance des marchés nord-américains. Redresser ce segment nécessite un leadership commercial disposant d'un accès au réseau ICCA et d'une expérience dans la vente de congrès pharmaceutiques et des sciences de la vie. Ce profil est rare, très spécifique et presque jamais visible sur le marché ouvert.
Ingénierie des bâtiments historiques
La pénurie peut-être la plus invisible concerne la gestion de la maintenance des bâtiments historiques. Les hôtels Belle Époque de Lucerne — le Schweizerhof, le Grand Hotel National, l'Art Deco Hotel Montana — exigent une expertise spécialisée en conservationcom/fr/article-executive-recruiting-failures) qui se situe à l'intersection de l'ingénierie des installations et de la Denkmalpflege (conservation du patrimoine). Le ratio candidats/postes pour ces fonctions est de 0,8 pour 1 : pour chaque candidat disponible, il y a plus de postes que de personnes. Il ne s'agit pas d'une pénurie de talents au sens classique. C'est une catégorie de compétences dont le vivier s'est effectivement tari.
Rémunération : ce que disent les chiffres et ce qu'ils cachent
Les données de rémunération des cadres dirigeants hôteliers à Lucerne révèlent un marché pris entre deux forces. Les salaires sont élevés selon les standards européens, mais pas assez pour concurrencer les marchés qui captent les mêmes talents.
Un Directeur Général supervisant un établissement de luxe de 100 à 150 chambres à Lucerne perçoit un salaire de base de CHF 145 000 à CHF 185 000, avec une rémunération totale atteignant CHF 165 000 à CHF 220 000, bonus inclus. Un Directeur Commercial et Marketing à portée régionale gagne CHF 125 000 à CHF 155 000, avec une prime de 15 % pour les établissements ayant une composante MICE significative. Les Revenue Managers disposant de cinq à huit ans d'expérience se situent entre CHF 92 000 et CHF 108 000. Ce sont des chiffres sérieux, qui témoignent d'un secteur prenant au sérieux ses talents de direction.
Mais les marchés concurrents sont implacables. Selon les données d'Adecco Switzerland sur les écarts salariaux régionaux, les postes de Directeur Général équivalents à Zurich se situent en moyenne entre CHF 165 000 et CHF 195 000. L'écart se creuse davantage lorsqu'on intègre les perspectives d'emploi du conjoint et les possibilités d'évolution de carrière. Selon Hotel&Technik, le Grand Hotel National a recruté un Revenue Manager en provenance du Mandarin Oriental Genève au T2 2024, en offrant une prime de rémunération de 22 % (CHF 118 000 contre CHF 97 000) assortie de CHF 18 000 d'indemnités annuelles de logement. Cette prime était indispensable pour compenser les tensions du marché locatif lucernois.
Le point de données le plus révélateur concerne les primes d'expertise locale. Les talents de direction ayant une expérience spécifique de la région du lac des Quatre-Cantons — incluant la connaissance des nuances linguistiques locales et la gestion des partenariats Pilatus/Rigi — bénéficient de primes de 8 à 10 % par rapport aux candidats issus des régions du Zürichsee ou du Léman. Cette prime reflète non seulement la rareté mais la spécificitécom/fr/article-negotiate-salary) : les compétences nécessaires pour diriger un établissement historique au bord du lac de Lucerne ne sont pas entièrement transférables depuis un hôtel d'affaires à Genève. Lorsque vous avez besoin de quelqu'un qui connaît ce marché particulier, le vivier se réduit à une fraction du bassin de talents — déjà restreint — de l'hôtellerie de luxe suisse.
Pour les organisations cherchant à évaluer les niveaux de rémunération sur ce marchécom/fr/market-benchmarking), les fourchettes salariales affichées ne racontent qu'une partie de l'histoire. Les indemnités de logement, l'accompagnement à la relocalisation pour les candidats venant de villes plus coûteuses et la prime de stabilité nécessaire pour compenser la volatilité saisonnière des marges sont les véritables leviers de la négociation.
Le paradoxe du développement durable qui pèse sur chaque recrutement stratégique
Voici la tension analytique que la plupart des responsables du recrutement sur ce marché n'ont pas pleinement mesurée : les ambitions de durabilité de Lucerne et son modèle économique tirent dans des directions opposées — et les dirigeants recrutés aujourd'hui devront gérer cette contradiction au quotidien.
Le virage stratégique de Luzern Tourismus vers le « Zero Carbon Tourism » met l'accent sur l'accès ferroviaire, le transport lacustre et la réduction de la dépendance au transport aérien. Le positionnement marketing présente Lucerne comme la destination culturelle alpine la plus accessible d'Europe sans prendre l'avion. C'est une proposition de marque séduisante. Elle est aussi en contradiction avec la réalité financière du secteur.
Les voyageurs MICE représentent 60 % du chiffre d'affaires du KKL Luzern et génèrent les primes de rendement qui financent les rénovations des hôtels historiques. Selon le rapport de durabilité du KKL et les données d'impact de l'ICCA, 72 % des visiteurs MICE de Lucerne arrivent par avion. La prime liée au Lucerne Festival est significative : les participants dépensent CHF 380 par jour, contre CHF 210 pour les touristes de loisirs, mais les publics du festival sont aussi fortement internationaux. Le marketing de durabilité met en avant ce qui est facile à voir — les visiteurs arrivant en train depuis Zurich. Le modèle financier repose sur ce qui l'est moins — les visiteurs arrivant en avion de New York, Londres et Shanghai.
Ce n'est pas de l'hypocrisie. C'est une véritable tension stratégique que chaque recrutement senior sur ce marché devra intégrer. Un Directeur Général recruté pour piloter un établissement historique dans son prochain cycle de rénovation devra obtenir la certification GSTC tout en préservant le mix de clientèle internationale qui la finance. Un Directeur Commercial poursuivant des congrès pharmaceutiques — le premier vertical MICE de Lucerne — devra concilier l'empreinte carbone de 200 délégués venant en avion des États-Unis avec les engagements publiés de l'établissement en matière de durabilité.
Les dirigeants capables de tenir les deux côtés de cette équation sont plus rares que ceux capables de n'en gérer qu'un seul. C'est là que le défi de recrutement devient un défi de leadership — et où la recherche du bon candidat doit aller bien au-delà d'une fiche de poste.
La double crise du vieillissement et le vivier qui ne se renouvelle pas
Chaque pénurie évoquée jusqu'ici pourrait théoriquement être résorbée par la rémunération et l'intensité du recrutement. Payer plus, chercher plus activement, trouver les candidats. Les données démographiques suggèrent que cela ne suffira pas.
Trente-quatre pour cent des employés de l'hôtellerie dans le canton de Lucerne ont plus de 50 ans. Les entrées en apprentissage en gestion hôtelière ont diminué de 12 % entre 2019 et 2024, selon l'Office fédéral de la statistique. Le secteur vieillit au sommet et ne se renouvelle pas à la base. Il ne s'agit pas d'une pénurie conjoncturelle de main-d'œuvre. C'est un changement démographique structurel qui va s'accentuer d'ici la fin de la décennie.
Les implications pour le recrutement de cadres dirigeants sont directes. Lorsque 34 % de vos effectifs sont à moins de 15 ans de la retraite et que le vivier d'apprentis s'est contracté de 12 %, le coût de la perte d'un dirigeant expérimenté double. Non seulement vous perdez sa contribution, mais vous perdez le savoir institutionnel qu'il détient — dans un marché où les candidats de remplacement sont chaque année moins nombreux et plus éloignés. Le risque d'un mauvais recrutement de cadre dirigeant est toujours élevé. Dans un marché où le vivier se contracte, il devient existentiel.
Les établissements de Lucerne perdent environ 8 à 10 directeurs adjoints à haut potentiel par an au profit de groupes hôteliers de Dubaï, selon les données de l'Emirates Academy of Hospitality Management sur les tendances des marchés nourriciers suisses. Ces départs sont des décisions de carrière rationnelles : trois à cinq ans à Dubaï accélèrent une trajectoire de carrière que le marché plus restreint de Lucerne ne peut égaler. Mais chaque départ retire un futur Directeur Général potentiel du vivier régional. Le terrain de formation produit des talents pour d'autres marchés.
Cette double dynamique du vieillissement signifie que la planification de la succession n'est plus optionnelle pour les employeurs de référence de Lucerne. Les établissements qui attendent qu'un Directeur Général parte à la retraite pour lancer la recherche de son successeur constateront que cette recherche prend plus de temps et coûte plus cher qu'il y a cinq ans. Ceux qui construisent un vivier de talents proactifcom/fr/talent-pipeline) dès aujourd'hui disposeront d'options quand la vague démographique frappera de plein fouet.
Ce que cela signifie pour les organisations qui recrutent dans le secteur hôtelier de Lucerne
Le secteur touristique de Lucerne ne souffre ni d'un manque de visiteurs ni d'un déficit de prestige. Il souffre parce que le modèle économique qui soutient son infrastructure culturelle de classe mondiale a créé un ensemble d'exigences de leadership extraordinairement spécifiques — et une structure de rémunération qui ne peut pas toujours rivaliser avec les marchés convoitant les mêmes profils.
Le Directeur Général capable de diriger un établissement Belle Époque à travers une compression saisonnière des marges tout en poursuivant une certification de durabilité et en maintenant un pipeline MICE international n'existe pas en grand nombre. Le Revenue Manager qui comprend la tarification dynamique pour un marché où 38 % du chiffre d'affaires arrive en 12 semaines nécessite une expérience que la plupart des Revenue Managers hôteliers n'acquièrent jamais. Le directeur événementiel trilingue capable de vendre des congrès pharmaceutiques à des associations nord-américaines tout en tissant des relations avec des acheteurs d'incentive corporate asiatiques est, selon les données, presque jamais sur le marché ouvert de l'emploi.
Quatre-vingt-cinq pour cent des placements de Directeurs Généraux d'hôtels de luxe en Suisse résultent de la recherche directe plutôt que de candidatures spontanées. Pour les Chefs Exécutifs dans le segment de la gastronomie fine, ce chiffre est de 75 %. Pour les Directeurs Commerciaux dans le segment MICE, 70 %. Ce ne sont pas des candidats qui répondent aux offres d'emploi. Ce sont des candidats qui doivent être identifiés, cartographiés et approchés directement par des spécialistes maîtrisant les dynamiques spécifiques de ce marché.
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Questions fréquentes
Quel est le salaire moyen d'un Directeur Général d'hôtel de luxe à Lucerne ?
Un Directeur Général supervisant un établissement de luxe de 100 à 150 chambres à Lucerne perçoit un salaire de base de CHF 145 000 à CHF 185 000, avec une rémunération totale incluant les bonus atteignant CHF 165 000 à CHF 220 000. Ces chiffres se situent 8 à 12 % en dessous des références zurichoises équivalentes, qui vont de CHF 165 000 à CHF 195 000 en salaire de base. Les candidats possédant une expertise spécifique de la région du lac des Quatre-Cantons bénéficient d'une prime supplémentaire de 8 à 10 % par rapport à leurs pairs d'autres marchés lacustres suisses, en raison de la rareté des réseaux locaux et de l'expérience en gestion d'établissements historiques.
Pourquoi est-il si difficile de recruter des directeurs généraux à Lucerne ?
Le marché des directeurs généraux à Lucerne fonctionne avec un ratio estimé de 75 % de candidats passifs, ce qui signifie que trois candidats viables sur quatre ne recherchent pas activement un nouveau poste. Le délai moyen de recrutement est de 127 jours. Les entrées en apprentissage en gestion hôtelière ont diminué de 12 % entre 2019 et 2024, réduisant le vivier. Les établissements zurichois offrent des salaires supérieurs de 12 à 18 %, tandis que les salaires des stations de ski à Zermatt correspondent désormais aux tarifs des cinq étoiles de Lucerne, drainant les diplômés. Les établissements qui s'appuient sur les annonces d'emploi n'atteignent qu'une fraction du marché. Les méthodes de chasse de tête directes qui accèdent aux candidats passifs via les réseaux d'anciens élèves et l'approche directe sont le moyen par lequel la majorité de ces postes sont pourvus.
Quelles compétences sont les plus demandées dans le secteur hôtelier de Lucerne ?
Les pénuries les plus aiguës se concentrent dans trois domaines. L'expertise en gestion des revenus utilisant des plateformes comme IDeaS ou Duetto, combinée à une stratégie de tarification dynamique pour des marchés à compression saisonnière, est d'une rareté critique. La maîtrise trilingue de l'allemand, de l'anglais et du mandarin est essentielle pour les postes de gestion MICE et événementielle desservant les marchés de congrès internationaux et d'incentive asiatiques de Lucerne. La gestion de patrimoine bâti, combinant l'ingénierie des installations avec les compétences en Denkmalpflege pour les établissements Belle Époque, affiche un ratio candidats/postes inférieur à 1:1, ce qui signifie qu'il existe plus de postes que de candidats.
Comment Lucerne se compare-t-elle à Zurich pour les carrières hôtelières ?
Zurich offre des salaires de base supérieurs de 12 à 18 %, de meilleures perspectives d'emploi pour le conjoint, des options d'écoles internationales et la proximité des sièges régionaux de groupes hôteliers mondiaux, ce qui en fait le principal concurrent pour les talents hôteliers en milieu de carrière dans la trentaine et la quarantaine. Lucerne offre une immersion plus approfondie dans le tourisme culturel, une expérience de direction d'établissements historiques et la proximité du festival de musique annuel le plus prestigieux de Suisse. Toutefois, le flux net de talents se dirige vers Zurich. Les candidats envisageant Lucerne devraient évaluer la valorisation à long terme sur le marché de l'emploi de l'expérience en gestion de patrimoine et de lieux culturels, qui bénéficie de primes croissantes sur le marché mondial du luxe.
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Quels facteurs réglementaires affectent le recrutement hôtelier à Lucerne ?
Trois contraintes réglementaires façonnent l'environnement de recrutement. Le cadre Lex Koller restreint l'acquisition de biens immobiliers hôteliers par des ressortissants non suisses, limitant les investissements étrangers dans les rénovations hôtelières malgré CHF 400 millions de projets de mise à niveau en attente. L'Arbeitsgesetz impose des réglementations strictes sur le travail dominical et de nuit nécessitant des permis de dérogation coûteux pour les opérations 24h/24 et 7j/7. Un référendum « Hospitality Fair Pay » en cours pourrait augmenter les coûts de main-d'œuvre d'entrée de gamme de 8 à 12 %. De plus, le taux de change EUR/CHF inférieur à 0,95 rend Lucerne non compétitive en termes de prix pour les marchés MICE européens, chaque appréciation de 1 % du