Le secteur viticole et agroalimentaire de Sion en 2026 : la contradiction du terroir qui paralyse la stratégie de recrutement

Le secteur viticole et agroalimentaire de Sion en 2026 : la contradiction du terroir qui paralyse la stratégie de recrutement

Le bassin viticole de Sion a produit environ 18,5 millions de litres en 2024, soit une baisse de 12 % par rapport à l'année précédente après un gel tardif de printemps dévastateur. La production se redresse désormais vers une projection de 20 à 21 millions de litres, mais ces chiffres masquent un problème structurel qu'aucune saison de récolte ne peut résoudre à elle seule. Les 1 850 hectares de vignobles classés AOC entourant la ville sont implantés sur un terrain où 65 % des pentes dépassent 30 % de gradient. Cette topographie ne se contente pas de limiter la mécanisation : elle enferme l'ensemble du secteur dans une dépendance à la main-d'œuvre qui s'accentue précisément au moment où celle-ci se raréfie.

La tension qui traverse AI & Technology ne relève pas d'une pénurie conventionnelle. Il s'agit d'une contradiction stratégique. L'AOC Côtes de Sion vise le statut de Premier Cru au sens des règles révisées de l'Organisation du Marché Vitivinicole Suisse — une démarche qui impose la vendange manuelle sur les parcelles classées et plafonne les rendements à 65 hectolitres par hectare. Le discours marketing met en avant la viticulture ancestrale de coteau et l'authenticité artisanale. Or, la survie opérationnelle du secteur repose sur la mécanisation et l'automatisation partout où la topographie le permet. Le plan de main-d'œuvre nécessaire pour honorer la promesse de marque est ainsi l'exact opposé de celui requis pour assurer la viabilité économique.

Ce qui suit est une analyse de terrain des forces qui remodèlent le secteur viticole et agroalimentaire de spécialité de Sion, des déficits de compétences qu'elles ont engendrés, et de ce que les dirigeants responsables du recrutement sur ce marché doivent comprendre avant de définir leur stratégie de recherche.

Un petit bassin à l'empreinte économique considérable

Le secteur viticole et agroalimentaire de spécialité du bassin de Sion est compact selon les standards mondiaux, mais économiquement dense. Quarante-deux domaines viticoles actifs, trois caves coopératives et 14 transformateurs de produits alimentaires de spécialité opèrent dans le périmètre économique de la ville. La transformation agroalimentaire de spécialité à elle seule, concentrée le long de l'axe industriel Conthey-Vétroz, a généré un chiffre d'affaires de 340 millions de CHF en 2024. La viande séchée et l'affinage du Raclette du Valais AOC représentent 58 % de ce volume.

L'emploi direct s'établit à 2 100 équivalents temps plein dans le bassin : 1 400 en viticulture, 700 dans la transformation agroalimentaire de spécialité. Pendant la fenêtre de vendange de septembre-octobre, les effectifs saisonniers portent ce chiffre à 3 800 ETP. Ce ne sont pas des statistiques abstraites du marché du travail. Elles décrivent un secteur où un seul poste technique non pourvu peut retarder la mise en marché d'un vin de réserve, bloquer l'extension d'une cave d'affinage ou laisser une équipe entière de vendange sans supervision.

Les institutions structurantes qui façonnent la demande

Le plus grand employeur du bassin est le Agroalimentaire, Boissons & FMCG, l'institut fédéral de recherche agricole situé à cinq kilomètres du centre de Sion. Ses 185 collaborateurs à temps plein sont spécialisés en génétique viticole et en phytopathologie. Agroscope héberge la Collection Nationale de Cépages et le laboratoire suisse de référence pour les virus de la vigne, et entretient 12 partenariats public-privé actifs avec des domaines locaux. Il est à la fois le principal employeur du bassin et sa principale source d'innovation.

La Cave des Côtes de Sion, cave coopérative traitant 2,8 millions de litres par an, emploie 24 collaborateurs permanents et 85 saisonniers. Carnotzet du Valais, le transformateur de viande séchée implanté dans la zone industrielle de Sion, emploie 110 ETP. Ce ne sont pas de grandes organisations selon les standards d'entreprise. Elles représentent le plafond d'un marché dominé par les PME. Ce plafond a une importance considérable lorsque des cadres supérieurs évaluent leur trajectoire de carrière : le passage du spécialiste en milieu de carrière au dirigeant est court, et toute progression au-delà du niveau de direction constitue une impasse — à moins de quitter la région.

Infrastructure de cluster et investissement privé

Le cluster Nutrition Valais relie 34 PME agroalimentaires à la HES-SO Valais-Wallis pour le développement de produits. Il a facilité 1,8 million de CHF de R&D collaborative en 2024. L'investissement privé entre 2022 et 2024 a atteint 28 millions de CHF en infrastructures de cave, porté principalement par une stratégie de premiumisation AOC ciblant les marchés d'exportation, et non par le seul tourisme. En 2024 spécifiquement, 4,2 millions de CHF ont été consacrés à l'adaptation climatique : essais de porte-greffes résistants à la sécheresse chez Agroscope Conthey et systèmes de micro-irrigation déployés par Domaine des Îles et la Cave des Côtes de Sion.

Un montant supplémentaire de CHF 12 millions en expansion de capacité de transformation agroalimentaire de spécialité est attendu d'ici mi-2026, porté par la demande d'exportation vers l'Asie-Pacifique. Les capitaux affluent. Reste à savoir si les talents nécessaires pour exploiter les installations que ces capitaux financent suivront.

La contradiction au cœur de la planification des effectifs

Voici l'analyse originale qui émerge des données de Sion, et que le secteur n'a pas résolue : la stratégie de marque et la stratégie opérationnelle tirent le plan de main-d'œuvre dans des directions opposées.

La poursuite par l'AOC Côtes de Sion d'une classification équivalente Premier Cru dans le cadre des règles révisées de l'Organisation du Marché Vitivinicole Suisse exige des limites de rendement plus strictes et la vendange manuelle obligatoire sur les parcelles classées. Les directives de marque de l'IVV mettent explicitement en avant le « fait main » et la « viticulture ancestrale de coteau » dans les supports marketing à l'exportation. Ce n'est pas de la communication cosmétique. C'est une stratégie de prix. La prime qui justifie CHF 28 millions d'investissement en infrastructures de cave repose sur la conviction du consommateur que ces vins sont produits par des mains humaines sur des coteaux escarpés et difficiles.

Simultanément, au moins deux domaines de taille moyenne de la région de Sion ont restructuré leurs opérations en 2024 pour adopter la vendange mécanique nocturne sur les parcelles accessibles. Chaque domaine a investi CHF 45 000 à CHF 60 000 en rampes d'éclairage LED pour tracteurs et en superviseurs de nuit. Il ne s'agissait pas d'une démarche d'optimisation. C'était une réponse à la pénurie de main-d'œuvre. Les domaines ne parvenaient tout simplement pas à trouver suffisamment de vendangeurs pour récolter en journée.

Le secteur doit automatiser pour survivre économiquement, tandis que son discours marketing doit nier l'automatisation pour maintenir les primes de prix.

Pour les responsables du recrutement, cette contradiction a une conséquence opérationnelle directe. Elle signifie que la main-d'œuvre ne peut pas simplement évoluer vers un nombre réduit d'opérateurs de machines plus qualifiés techniquement. Les parcelles classées exigent toujours la vendange manuelle. Le marketing exige toujours un récit autour du savoir-faire humain. Mais les personnes nécessaires pour incarner ce savoir-faire sont de moins en moins disponibles. Le résultat est un modèle de travail bifurqué où les deux volets manquent de personnel : les opérations mécanisées ont besoin de techniciens certifiés en drones et SIG qui n'existent quasiment pas dans le vivier de talents valaisan, tandis que les opérations de vendange manuelle ont besoin de saisonniers impossibles à loger parce que Sion affiche un taux de vacance locative proche de zéro.

Où les déficits de compétences sont les plus aigus

Le taux de chômage parmi les métiers clés du secteur résume la situation en un seul chiffre. Les techniciens viticoles et œnologues affichent un taux de chômage de 1,2 % dans le bassin de Sion, contre une moyenne cantonale de 2,1 %. Les données du SECO recensaient 340 postes ouverts en viticulture et agroalimentaire de spécialité au quatrième trimestre 2024, soit une augmentation de 28 % en glissement annuel. Il s'agit d'un marché où la demande croît nettement plus vite que l'offre.

Quatre catégories de postes sont en pénurie aiguë.

Techniciens en viticulture de précision

Le profil de compétences dont le secteur a le plus urgemment besoin se situe à l'intersection de la viticulture traditionnelle et de l'agriculture numérique. Les techniciens en viticulture de précision travaillent avec les plateformes Viti-Geomatics : cartographie des sols, suivi des rendements via capteurs NDVI et modélisation hydraulique pour l'irrigation déficitaire. Ces compétences sont cruciales car les modèles d'Agroscope indiquent une augmentation de 15 % de la demande en irrigation d'ici 2026 en raison de l'évolution des régimes de précipitations dans la vallée du Rhône. Les professionnels capables d'opérer ces systèmes sont débauchés hors de Sion avec des primes salariales de 18 à 25 % par des concurrents de la région viticole de Lausanne et du canton de Vaud.Les professionnels capables d'opérer ces systèmes sont débauchés hors de Sion avec des primes salariales de 18 à 25 % par des concurrents de la région viticole de Lausanne et du canton de Vaud.

Œnologues seniors avec expertise en conformité export

La durée typique d'une recherche de Chef de Cave dans le bassin de Sion est de sept à neuf mois, contre trois à quatre mois pour un niveau de séniorité équivalent dans le secteur plus large de la transformation alimentaire. On estime que 85 % des œnologues seniors qualifiés ayant dix ans ou plus d'expérience sont des candidats passifs avec une ancienneté moyenne dépassant huit ans dans leur domaine actuel. Ils ne consultent pas les sites d'emploi. Ils ne participent pas aux salons de recrutement du secteur. Les candidats actifs dans cette catégorie sont généralement des conjoints en situation de relocalisation ou des professionnels en reconversion.

La dimension réglementaire aggrave la difficulté. Les postes les plus stratégiques exigent non seulement une expertise en vinification, mais aussi une connaissance approfondie des réglementations de l'Organisation du Marché Vitivinicole Suisse, des normes d'équivalence bio de l'UE et des protocoles d'enregistrement FDA pour les exportations de produits alimentaires de spécialité. Cette combinaison de compétences techniques et de maîtrise réglementaire existe à peine en tant que catégorie de talents en Valais.

Responsables assurance qualité agroalimentaire et conformité AOC

Quatre-vingt-dix pour cent des placements en conformité AOC et affaires réglementaires s'effectuent par headhunting direct plutôt que par candidatures spontanées, selon l'analyse du recrutement agroalimentaire de Hays Suisse. Le vivier est minuscule, les connaissances sont hautement spécialisées et les candidats occupent déjà des postes où leur expertise est tout aussi rare. Un processus de recrutement conventionnel qui publie une offre et attend les candidatures n'atteindra, au mieux, que les 10 % de ce marché qui se trouvent être en recherche active. Les 90 % restants doivent être identifiés autrement.

Directeurs de l'hospitalité multilingues pour l'œnotourisme

La Route des Vins de la Vieille Ville de Sion a enregistré 47 000 visites œnotouristiques en 2024, en hausse de 22 % par rapport à son année de lancement. CHF 18 millions d'investissements en infrastructures œnotouristiques ont été approuvés pour 2025 et 2026, avec une projection de croissance de la fréquentation de 25 %. Le leadership en hospitalité nécessaire pour gérer ces opérations à un niveau premium requiert la maîtrise du français, de l'allemand, de l'anglais et idéalement du mandarin, combinée à une connaissance de la gestion de cave, une expérience en conception de salles de dégustation à forte marge et des compétences en logistique e-commerce de vente directe au consommateur. Ce profil est extrêmement rare sur un marché de la taille de Sion.

Les marchés concurrents qui drainent le vivier de talents de Sion

Sion ne perd pas ses talents au profit d'un seul concurrent. Elle les perd dans trois directions, chacune attirant un segment différent de la main-d'œuvre.

Lausanne et la région viticole vaudoise au sens large, ancrées par le campus HES-SO Changins, offrent des salaires supérieurs de 12 à 18 % pour des postes équivalents et une infrastructure de recherche nettement plus étoffée. Pour un œnologue ou un chercheur en agri-tech en milieu de carrière, Lausanne offre ce que Sion ne peut structurellement pas proposer : un parcours de carrière vers l'agro-industrie multinationale via des entreprises comme Firmenich et Givaudan. Le marché de Sion, dominé par les PME, ne dispose pas d'un tel levier d'accélération.

Le corridor Genève-Vevey, siège mondial de Nestlé, attire les cadres dirigeants agroalimentaires et les scientifiques alimentaires avec des primes salariales de 40 à 60 % et des parcours de mobilité internationale. Un responsable de production agroalimentaire de spécialité gagnant CHF 92 000 à CHF 115 000 à Sion peut se voir proposer un poste de Directeur de l'Innovation Agroalimentaire à Vevey rémunéré CHF 165 000 à CHF 210 000. L'écart n'est pas incrémental. Il est transformateur pour un budget familial.

Au niveau des postes d'entrée, la Vallée du Rhône française joue une concurrence d'un autre ordre. Les coûts de logement dans le corridor Lyon-Valence sont inférieurs de 35 % à ceux de Sion, et les domaines sont bien plus grands. Les salaires bruts sont inférieurs de 20 %, mais pour les jeunes professionnels qui arbitrent entre cadre de vie et rémunération, le calcul n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Résultat : Sion peine à attirer les jeunes talents disposés à accepter le coût de la vie suisse avec des salaires agricoles de début de carrière.

Aggravant ces trois facteurs d'érosion, une barrière pratique : la densité relativement faible d'écoles internationales à Sion comparée à Genève ou Lausanne, et les options limitées de scolarité bilingue français-allemand, créent des frictions pour les familles de cadres mobiles de l'UE envisageant une relocalisation. Ce n'est pas un facteur secondaire. Pour un œnologue senior avec des enfants en âge scolaire, cela peut être la variable décisive.

Des contraintes structurelles qu'aucune stratégie de recrutement seule ne peut lever

Plusieurs des forces qui limitent le marché des talents de Sion échappent au contrôle de tout employeur individuel ou processus de recherche. Les comprendre est essentiel pour toute organisation planifiant un recrutement senior dans ce bassin, car elles définissent ce qui est réaliste.

L'eau, le climat et l'économie de l'adaptation

L'effet d'ombre pluviométrique de la Vallée du Rhône crée une pénurie d'eau aiguë. En 2024, le Canton a imposé des restrictions d'irrigation de juillet à août, réduisant les rendements de 8 à 12 % pour les vignobles non irrigués du bassin de Sion. Les modèles climatiques d'Agroscope projettent que des cépages traditionnels tels que la Petite Arvine pourraient devenir non viables sur les versants exposés au sud d'ici 2040. Les professionnels qui maîtrisent la gestion de l'adaptation climatique — des systèmes de conduite résistants à la sécheresse aux applications de lutte biologique comme la confusion sexuelle par phéromones contre Lobesia botrana — sont recherchés dans toutes les régions viticoles d'Europe. Sion est en concurrence pour ces profils face à des régions disposant de moyens financiers plus importants et de moins de contraintes topographiques.

Les quotas d'immigration et le plafond de la main-d'œuvre saisonnière

La politique d'immigration suisse limite les travailleurs saisonniers non-UE/AELE à 4 500 permis annuels à l'échelle cantonale. En 2024, le Valais a épuisé son allocation dès le mois de mai, des mois avant les vendanges. Les domaines viticoles de la région de Sion ont été contraints de refuser des demandes de main-d'œuvre pour les vendanges. Ce n'est pas un problème que de meilleures annonces de recrutement peuvent résoudre. Il s'agit d'un plafond réglementaire strict sur l'offre de travail, impossible à contourner par les méthodes conventionnelles d'acquisition de talents.

Perte de terres et pression de l'urbanisation

Vingt-trois hectares de vignobles ont été convertis en usage résidentiel et commercial entre 2019 et 2024, au fur et à mesure que l'expansion urbaine de Sion (Zone d'Agrandissement Sion-Ouest) empiétait sur les terres agricoles de Classe 1. La politique agricole fédérale AP 27+, couvrant la période 2026-2029, projette une diminution de 8 % en termes réels des paiements directs à la viticulture, selon les projections de l'Office fédéral de l'agriculture. Des terres qui se réduisent, des subventions en baisse et une contrainte topographique immuable : ces forces se conjuguent pour rendre chaque hectare plus précieux et chaque travailleur sur cet hectare plus difficile à remplacer.

Ce que cela signifie pour le recrutement de dirigeants dans le bassin de Sion

La structure de rémunération de ce marché reflète ses contraintes, mais ne les résout pas. Un Œnologue Senior ou Chef de Cave commande un salaire de base de CHF 98 000 à CHF 128 000, avec des primes de production en sus. Un Responsable Technique Viticole avec expertise en agriculture de précision gagne CHF 105 000 à CHF 135 000. Au niveau dirigeant, un Directeur de Domaine ou de Coopérative avec responsabilité de P&L commande CHF 150 000 à CHF 195 000, avec des mécanismes de participation aux bénéfices coopératifs ajoutant 15 à 30 %.

Ce sont des chiffres compétitifs au sein du secteur agricole suisse. Ils ne le sont pas face au corridor biotech de Lausanne, au cluster des multinationales alimentaires de Vevey ou au marché des cadres dirigeants de Genève. L'écart n'est pas quelque chose qu'un employeur individuel peut combler en offrant 5 % de plus que la médiane locale. Cela exige une proposition de valeur fondamentalement différente : une proposition construite sur le cadre de vie lié au terroir, l'autonomie professionnelle dans une petite organisation et l'accès à l'écosystème de recherche d'Agroscope.

Le problème est que cette proposition de valeur ne fonctionne qu'auprès de candidats qui savent déjà qu'elle existe.

Un œnologue passif avec 15 ans d'expérience dans un domaine du Lavaux ne verra aucune opportunité à Sion sur quelque site d'emploi que ce soit. Il ne participera pas à un salon de recrutement. Il ne répondra pas à une approche LinkedIn générique. Il répondra à une conversation précisément ciblée qui démontre une compréhension de son parcours, de ses motivations et de l'opportunité spécifique que Sion offre — y compris ce qu'elle ne peut pas offrir. Quatre-vingt-cinq pour cent des œnologues seniors qualifiés sont passifs. Quatre-vingt-dix pour cent des placements en conformité AOC s'effectuent par sourcing direct plutôt que par candidatures. L'arithmétique est sans appel : le modèle de recherche conventionnel est structurellement incapable d'atteindre les candidats dont ce marché a besoin.

Pour les organisations en concurrence pour des postes de direction en viticulture, œnologie et agroalimentaire sur un marché aussi spécialisé — où le risque d'un recrutement raté entraîne des conséquences disproportionnées sur les calendriers de production et la conformité AOC — l'approche de KiTalent permet de présenter des candidats dirigeants prêts pour l'entretien sous 7 à 10 jours grâce à une cartographie des talents alimentée par l'IA, capable d'identifier les professionnels passifs qu'aucune offre d'emploi ne pourra atteindre. Avec un taux de rétention à un an de 96 % sur 1 450 placements de cadres dirigeants, la méthodologie est conçue pour les marchés où la marge d'erreur est mince et le coût d'un siège vacant se mesure en millésimes manqués.

Pour discuter d'une recherche en cours ou planifiée dans le secteur viticole et agroalimentaire de Sion, échangez avec notre équipe d'Executive Search sur notre approche de ce marché.

Perspectives 2026 : les capitaux circulent, les talents non

La trajectoire des investissements pour le bassin agroalimentaire de Sion est claire et positive. CHF 12 millions d'expansion de capacité de transformation agroalimentaire de spécialité sont en cours, ciblant la demande d'exportation vers l'Asie-Pacifique. La stratégie de premiumisation de l'AOC Côtes de Sion est conçue pour capter des marges plus élevées par bouteille. L'investissement en infrastructures touristiques se poursuit à un rythme soutenu. Selon tous les indicateurs financiers, le secteur est en croissance.

La trajectoire des talents raconte une tout autre histoire. Les quotas d'immigration constituent un plafond strict. Les régions concurrentes offrent des salaires que Sion ne peut égaler. La topographie empêche la mécanisation qui pourrait réduire la dépendance à la main-d'œuvre. Le parcours vers la classification Premier Cru intensifie les exigences de vendange manuelle précisément au moment où les pressions démographiques atteignent leur pic.

Les organisations qui réussiront dans cet environnement sont celles qui comprennent la différence entre publier une offre d'emploi et mener une véritable recherche. Sur un marché où 85 % des candidats qualifiés ne sont pas en recherche, où 90 % des placements en conformité s'effectuent par approche directe, et où la recherche type d'un œnologue senior dure sept à neuf mois avec les méthodes conventionnelles, la méthode compte autant que l'offre. Dans bien des cas, elle compte davantage.

Les gagnants sur ce marché ne seront pas les organisations qui paient le plus. Ce seront celles qui identifient les bons candidats en premier, les engagent avec une proposition construite sur ce que Sion offre de manière unique, et concluent avant qu'un concurrent à Lausanne ou Vevey ne sache que le candidat était disponible. La rapidité, la précision et une Agroalimentaire, Boissons & FMCG sont les seuls avantages fiables.

Questions fréquemment posées

Quel est le salaire moyen d'un œnologue senior à Sion, en Suisse ?

Un Œnologue Senior ou Chef de Cave dans le bassin de Sion commande un salaire de base de CHF 98 000 à CHF 128 000, avec des primes de production augmentant la rémunération totale. Les Responsables Techniques Viticoles avec expertise en agriculture de précision gagnent CHF 105 000 à CHF 135 000. Au niveau dirigeant, un Directeur de Domaine ou de Coopérative avec pleine responsabilité de P&L perçoit un salaire de base de CHF 150 000 à CHF 195 000. Les structures coopératives ajoutent souvent 15 à 30 % via des mécanismes de participation aux bénéfices. Ces chiffres sont compétitifs au sein de l'agriculture suisse mais restent en retrait de 12 à 60 % par rapport aux équivalents à Lausanne et Genève, selon le poste et le secteur.

Pourquoi est-il si difficile de recruter des spécialistes viticoles en Valais ?

Trois forces convergent. Premièrement, 85 % des œnologues seniors qualifiés sont des candidats passifs avec une ancienneté dépassant huit ans, ce qui signifie qu'ils ne répondent pas aux offres d'emploi. Deuxièmement, les régions concurrentes de Lausanne et Genève offrent des primes salariales de 12 à 60 % avec des trajectoires de carrière plus solides vers l'agro-industrie multinationale. Troisièmement, la topographie de Sion enferme le secteur dans des pratiques intensives en main-d'œuvre : 65 % des vignobles environnants sont situés sur des pentes dépassant 30 % de gradient, ce qui empêche la mécanisation. Ces barrières structurelles signifient que les méthodes de recrutement conventionnelles n'atteignent qu'une fraction du vivier de candidats viable, allongeant les recherches de cadres seniors à sept à neuf mois.

Quelle est la taille du secteur viticole et agroalimentaire de Sion ?

Le bassin de Sion emploie directement 2 100 équivalents temps plein en viticulture et transformation agroalimentaire de spécialité, chiffre qui monte à 3 800 pendant les vendanges de septembre-octobre. Quarante-deux domaines viticoles actifs, trois caves coopératives et 14 transformateurs de produits alimentaires de spécialité opèrent dans le périmètre. La transformation agroalimentaire de spécialité génère un chiffre d'affaires annuel de CHF 340 millions. La zone viticole représente 46 % de la production vinicole cantonale. L'investissement privé en infrastructures de cave a atteint CHF 28 millions entre 2022 et 2024, avec CHF 12 millions supplémentaires d'expansion de capacité de transformation alimentaire en cours.

Quels postes de direction sont les plus difficiles à pourvoir dans le secteur agroalimentaire de Sion ?**

Quatre catégories font face aux pénuries les plus aiguës. Les techniciens en viticulture de précision certifiés en SIG et drones sont débauchés avec des primes salariales de 18 à 25 %. Les œnologues seniors avec expertise en conformité export nécessitent sept à neuf mois pour être placés. Les responsables conformité AOC et affaires réglementaires voient 90 % de leurs placements réalisés par chasse de têtes plutôt que par candidatures. Les directeurs de l'hospitalité multilingues pour l'œnotourisme requièrent une combinaison rare de connaissances en cave, de maîtrise linguistique et de compétences en commerce électronique. La méthodologie de Talent Mapping de KiTalent identifie ces candidats grâce à une recherche directe alimentée par l'IA.

Quels sont les principaux risques auxquels fait face le secteur de la production viticole de Sion en 2026 ?

La pénurie d'eau est le risque opérationnel le plus immédiat : les modèles d'Agroscope projettent une augmentation de 15 % de la demande en irrigation d'ici 2026. Les paiements directs fédéraux à l'agriculture devraient diminuer de 8 % en termes réels dans le cadre de la Politique Agricole PA 27+. Les quotas d'immigration pour les travailleurs saisonniers ont été épuisés dès mai.

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