L'ingénierie industrielle à Liège en 2026 : 13 % de chômage, 6,8 % de taux de vacance, et l'inadéquation que personne ne résout

L'ingénierie industrielle à Liège en 2026 : 13 % de chômage, 6,8 % de taux de vacance, et l'inadéquation que personne ne résout

La Province de Liège affiche l'un des taux de chômage les plus élevés de Belgique et l'une des pénuries les plus aiguës en recrutement technique. Les deux chiffres sont actuels. Aucun n'est une erreur d'impression.

Fin 2025, la province affichait un taux de chômage de 13,2 % parallèlement à un taux de vacance de 6,8 % dans les postes d'ingénierie industrielle, soit près du double de la moyenne nationale belge de 4,1 %. Ces données ne sont pas contradictoires. Elles décrivent deux populations qui se chevauchent à peine : un large réservoir de travailleurs dépourvus des certifications, habilitations ou compétences spécialisées exigées par le marché, et un vivier restreint d'ingénieurs et de techniciens hautement qualifiés déjà en poste, qui ne cherchent pas, et qu'il coûte de plus en plus cher de débaucher. Les investissements affluant dans les secteurs de la défense, de l'aérospatiale et de l'hydrogène à Liège n'ont pas résolu ce problème. À certains égards, ils l'ont aggravé.

Ce qui suit est une analyse de terrain des forces qui remodèlent le Industrie manufacturière, la localisation réelle des pénuries de recrutement, et ce que les organisations en concurrence pour les talents techniques et de direction dans cette région doivent comprendre avant de lancer leur prochaine recherche.

La reprise à deux vitesses qui remodèle le tissu industriel liégeois

L'histoire industrielle de Liège en 2026 ne se résume pas à un seul marché. Il y en a deux, qui opèrent sur le même territoire avec quasiment aucune mobilité de talents entre eux.

Le premier est un secteur de la défense et de l'aérospatiale en pleine expansion. Cockerill Defence a maintenu un carnet de commandes de 400 millions d'euros tout au long de 2024, un record historique porté par les engagements de dépenses à 2 % du PIB de l'OTAN et les programmes de réarmement européens. Techspace Aero, la filiale du Groupe Safran à Angleur, accélère la production de composants de moteurs LEAP avec pour objectif de créer 150 emplois d'ici fin 2026. FN Herstal poursuit ses recrutements sur son site de 2 000 personnes. La croissance des postes vacants dans la défense et l'aérospatiale a atteint 34 % en glissement annuel fin 2024, dépassant tous les autres sous-secteurs en Wallonie.

Le second est le secteur historique de la machinerie lourde, traditionnellement le socle de l'emploi industriel liégeois. La division Steel Equipment de John Cockerill à Seraing a annoncé un gel des embauches mi-2024, selon L'Echo, en raison de la concurrence chinoise dans la construction de laminoirs. La croissance des postes vacants en machinerie lourde traditionnelle ne s'élevait qu'à 8 %, constituée presque exclusivement de recrutements de remplacement pour départs en retraite.

Où les capitaux se dirigent — et où ils ne vont pas

La trajectoire des capitaux confirme cette fracture. Soixante-deux pour cent des PME industrielles basées à Liège prévoyaient des investissements en équipement en 2025, contre 48 % en 2023, fortement concentrés sur l'automatisation CNC et la robotique de soudage. Mais ces investissements sont concentrés dans les entreprises qui fournissent les OEM de la défense et de l'aérospatiale. Les ateliers de fabrication traditionnels servant l'industrie sidérurgique européenne n'investissent pas au même rythme. Ils gèrent le déclin.

Cela compte pour les responsables du recrutement, car les deux secteurs se disputent une grande partie du même vivier de talents. Un ingénieur senior en conception mécanique maîtrisant CATIA V6 et disposant de dix ans d'expérience est tout aussi utile à un fabricant d'équipements sidérurgiques qu'à un sous-traitant de rang 2 de l'aérospatiale. La différence est que l'un offre des carnets de commandes en croissance et des budgets en hausse, tandis que l'autre propose des revenus stagnants et un avenir incertain. Les talents se déplacent dans une seule direction. Les entreprises qui restent en arrière peinent à attirer même des spécialistes en milieu de carrièresans parler des dirigeants dont elles ont besoin pour piloter la transition.

Le facteur aérospatial qui bouleverse l'équation des talents

La vision traditionnelle du marché des talents industriels de Liège se concentre souvent sur la machinerie lourde et la métallurgie. Ce cadrage est incomplet. L'aérospatiale est désormais un moteur de demande tout aussi puissant, et ses exigences techniques diffèrent considérablement de celles de la fabrication traditionnelle.

Techspace Aero emploie à elle seule 1 200 personnes à Angleur. Thales Alenia Space Belgium exploite une installation de 300 personnes au Liège Science Park, spécialisée dans les instruments optiques spatiaux. La chaîne d'approvisionnement desservant ces employeurs de référence s'étend à travers des centaines de PME dans l'arc industriel du Pays de Liège, de Seraing à Herstal en passant par Flémalle et Grâce-Hollogne.

Ce qui rend la demande aérospatiale si difficile à satisfaire, c'est le poids des certifications. Un ingénieur soudeur senior travaillant dans la fabrication métallique générale ne peut pas être transféré directement à la production aérospatiale sans accréditation NADCAP, une expérience spécifique sur les alliages de titane et d'Inconel, et la certification EN 1090-2 EXC4. Selon le rapport Skills Gap 2024 d'Agoria, pour dix postes ouverts d'ingénieur soudeur senior dans la chaîne d'approvisionnement aérospatiale, seuls trois candidats qualifiés postulent. Parmi ces trois, 60 % ne disposent pas de l'expérience spécifique en alliages aéronautiques requise par les fournisseurs de rang 2 de Techspace Aero.

Ces postes ne restent pas vacants pendant des semaines. Ils le restent pendant neuf à quatorze mois.

Le déficit de requalification que le Forem ne peut combler assez vite

Le service public wallon de l'emploi, le Forem, exploite un « Pôle de compétences mécanique » dédié à Liège pour la requalification des soudeurs et des opérateurs CNC. Le programme existe. Le débit est insuffisant. Faire passer un soudeur de fabrication générale à la production certifiée aérospatiale nécessite au minimum douze à dix-huit mois de formation complémentaire et de pratique supervisée, et les délais des organismes de certification sont incompressibles. Les programmes du Forem ne peuvent pas comprimer la physique de l'acquisition des compétences.

Il en résulte une situation où l'infrastructure de requalification est bien réelle, mais structurellement incapable de suivre le rythme de la demande. Les 32 % de la main-d'œuvre industrielle liégeoise âgés de 50 ans et plus, selon le SPF Économie, commenceront à partir en retraite par vagues d'ici 2027. Le savoir tacite dans des métiers comme le soudage de maîtrise et l'outillage de précision n'est pas consigné dans des manuels. Quand ces travailleurs partent, le savoir-faire part avec eux. Le cycle de renouvellement du vivier de talents ne suit pas. Il prend de plus en plus de retard.

Le recrutement dans la défense et le goulet d'étranglement des habilitations de sécurité

L'expansion du secteur de la défense à Liège crée une dynamique de recrutement qui n'existe pas dans l'industrie civile. Les exigences d'habilitation de sécurité fonctionnent comme un filtre supplémentaire qui réduit drastiquement le vivier de candidats accessibles avant même toute évaluation technique.

Cockerill Defence et FN Herstal exigent tous deux l'éligibilité à l'habilitation OTAN STANAG pour les ingénieurs d'intégration systèmes. Un candidat sans habilitation belge de niveau « Secret » en cours de validité, ou sans le profil nécessaire pour en obtenir une, n'est pas simplement désavantagé. Il est inéligible. Le processus d'habilitation lui-même prend des mois, ce qui signifie que même un candidat techniquement parfait n'ayant jamais détenu d'habilitation représente un délai de six à neuf mois avant de pouvoir commencer à travailler effectivement.

Le résultat concret est un cycle de débauchage entre les deux principaux employeurs de la défense dans la province. Des informations parues dans L'Echo en juillet 2024 décrivaient des schémas cohérents avec des candidats bénéficiant de primes salariales de 15 à 25 % lors de passages entre Cockerill Defence et FN Herstal, assorties de primes à l'embauche de 10 000 à 15 000 € pour les détenteurs d'habilitations actives. Ce n'est pas un marché où élargir le périmètre de recherche suffirait à résoudre le problème. Le nombre d'ingénieurs d'intégration systèmes qualifiés et habilités en Belgique est fini. Les deux employeurs puisent dans le même vivier.

Cette dynamique a une implication majeure pour toute organisation souhaitant intégrer la chaîne d'approvisionnement de la défense à Liège. Le coût d'une chasse de cadres lente ou mal orientée sur ce marché ne se résume pas à du temps perdu. C'est du renseignement concurrentiel qui fuit. Lorsque deux employeurs majeurs savent que chaque candidat sérieux a probablement été approché par l'autre, le processus de recherche lui-même devient visible. La rapidité et la discrétion ne sont pas des luxes. Ce sont des impératifs.

Le panorama des rémunérations : compétitif localement, vulnérable en transfrontalier

La rémunération dans le secteur de l'ingénierie industrielle à Liège suit une hiérarchie claire par poste et par niveau d'ancienneté, mais le fait le plus déterminant reste la comparaison transfrontalière qui conditionne la rétention des talents seniors.

Au niveau exécutif, un VP ou Directeur de l'Ingénierie dans l'équipement industriel ou les systèmes hydrogène perçoit un salaire de base de 135 000 à 175 000 € assorti d'un bonus de 20 à 30 % et d'une voiture de société, selon le résumé exécutif 2024 de Michael Page pour la Belgique. Les chefs de projet seniors dans la défense et l'aérospatiale gagnent 85 000 à 110 000 € de base plus bonus. Les ingénieurs seniors en conception mécanique, en tant que contributeurs individuels, gagnent 65 000 à 82 000 € de base, avec une prime de 10 à 15 % pour l'expertise CAO spécifique à la défense ou à l'aérospatiale. Les responsables de maintenance au niveau usine gagnent 70 000 à 90 000 € de base.

L'attraction transfrontalière que Liège ne peut contrer par le seul salaire

Ces chiffres sont compétitifs au sein de la Wallonie. Ils ne le sont pas face à ce que les mêmes candidats peuvent gagner à 80 kilomètres de distance.

Eindhoven, siège d'ASML, VDL Group et DAF Trucks, offre des salaires bruts de 12 à 18 % supérieurs pour des postes d'ingénierie senior équivalents. Selon les données de comparaison salariale régionale de l'OCDE, l'avantage net se réduit à environ 8 % après ajustement pour les coûts de logement plus élevés aux Pays-Bas. Mais le différentiel de logement se réduit à mesure que les prix immobiliers liégeois augmentent, tandis que l'écart salarial, lui, ne se comble pas.

La comparaison avec l'Allemagne est encore moins favorable. Selon les données salariales de Statbel et Destatis, les ingénieurs seniors à Aix-la-Chapelle et Düsseldorf gagnent 20 à 30 % de plus en termes bruts. Aux niveaux exécutifs, l'écart se creuse davantage car les taux marginaux d'imposition belges au-dessus de 80 000 € figurent parmi les plus élevés d'Europe. Le phénomène de « kleine grensverkeer », où des résidents belges captent des salaires allemands tout en conservant le coût de la vie belge, est bien établi dans le bassin liégeois. Bien que les règles de résidence fiscale se durcissent, l'option existe et est connue de tous les ingénieurs seniors de la province.

L'argument de rétention de Liège repose sur l'accessibilité du logement (prix médian de l'appartement à 1 850 € le mètre carré contre 3 400 € à Bruxelles), la qualité de vie, et l'attrait de travailler sur des programmes d'envergure nationale dans la défense, l'aérospatiale et l'hydrogène. Pour les ingénieurs ayant des attaches familiales dans la région, c'est convaincant. Pour les spécialistes et cadres dirigeants les plus demandés, qui n'ont pas nécessairement de telles attaches, le levier de négociation salariale favorise de plus en plus l'option transfrontalière. C'est la réalité salariale dont toute stratégie de recrutement sur ce marché doit tenir compte.

L'hydrogène : la nouvelle vague de demande qui ne dispose pas encore d'une main-d'œuvre

La gigafactory d'électrolyseurs alcalins de John Cockerill à Seraing est entrée en pleine production début 2026, ajoutant un niveau de demande qui n'existait pas sur le marché des talents liégeois il y a trois ans. L'installation nécessite plus de 200 ingénieurs et techniciens supplémentaires spécialisés dans la conception de stacks d'électrolyseurs, la certification des appareils à pression selon les normes ASME et PED, et l'ingénierie des systèmes hydrogène.

C'est le nœud du défi des talents à Liège : l'investissement dans de nouvelles capacités industrielles n'a pas réduit les besoins en main-d'œuvre. Il a remplacé un type de profil par un autre qui n'existe pas encore en nombre suffisant. Les capitaux ont circulé plus vite que le capital humain n'a pu suivre.

Le vivier de talents en ingénierie hydrogène en Belgique est structurellement restreint. Le secteur existait à peine à l'échelle industrielle avant 2022. Les certifications sont spécifiques. La base d'expérience est étroite. La plupart des candidats qualifiés sont actuellement employés par les entreprises mêmes qui stimulent la croissance du secteur, ou par des institutions de recherche comme le centre CEME de l'ULiège qui ne peuvent pas se permettre de perdre leurs talents de recherche appliquée au profit de l'industrie.

La Faculté des Sciences Appliquées de l'ULiège produit environ 450 diplômés en ingénierie par an. C'est le principal vivier local pour l'ensemble des employeurs industriels liégeois, tous sous-secteurs confondus. La gigafactory hydrogène pourrait à elle seule absorber une fraction significative de cette production au cours de ses deux premières années. La question pour les responsables du recrutement n'est pas de savoir si les talents en ingénierie hydrogène existent en Belgique. Ils existent, mais en nombre limité. La question est de savoir si un processus de recherche conçu pour un marché de candidats conventionnel peut atteindre la poignée de personnes qualifiées qui ne sont pas déjà engagées.

La couche Industrie 4.0 qui aggrave la pénurie

Le déficit de main-d'œuvre dans l'hydrogène s'ajoute à une pénurie existante en compétences Industrie 4.0. L'implémentation SCADA et MES, la maintenance prédictive par IA et le développement de jumeaux numériques pour la machinerie lourde figurent tous sur la liste des besoins critiques. Ces compétences transcendent les frontières sectorielles. Un ingénieur spécialisé en jumeaux numériques est précieux pour John Cockerill, pour Techspace Aero, pour une entreprise d'automatisation logistique à Bruxelles, et pour un fabricant pharmaceutique en Flandre.

Les 4 200 postes ouverts en ingénierie industrielle à travers la Province de Liège fin 2024, soit une augmentation de 23 % sur deux ans, ne sont pas tous des postes traditionnels. Une proportion croissante requiert des compétences hybrides : ingénierie mécanique plus logiciel embarqué, ingénierie de soudage plus analytique de données qualité, gestion de projet plus optimisation des processus par IA.com/fr/ai-technology). Les talents possédant ces combinaisons sont extraordinairement passifs. Ils ne publient pas de CV sur les sites d'emploi publics. Ils résolvent des problèmes que la plupart des employeurs de la région n'ont pas encore rencontrés.

Pourquoi le modèle de recherche traditionnel échoue sur ce marché

Les données sur les candidats passifs du secteur de l'ingénierie industrielle à Liège livrent un constat sans appel sur les méthodes de recherche qui fonctionneront et celles qui échoueront.

Au niveau VP et Directeur de l'Ingénierie, 85 % des candidats qualifiés sont passifs. Ils sont en poste, ne cherchent pas et ne répondront pas à une offre d'emploi. La durée de recherche typique pour ces postes est de quatre à six mois. Les ingénieurs seniors en systèmes de défense disposant d'habilitations de sécurité actives sont passifs à 80 %, avec une ancienneté moyenne de neuf ans chez leur employeur actuel. Les ingénieurs soudeurs spécialisés en aérospatiale sont passifs à 75 % et se recrutent presque exclusivement via des organismes professionnels comme l'Institut International de la Soudure et par approche directe de concurrents.

Même au niveau de programmeur CNC senior, où l'on pourrait s'attendre à davantage de candidats actifs, le marché raconte une tout autre histoire. Les entreprises fournissant des composants de précision à Techspace Aero rapportent que les postes de programmeurs CNC 5 axes restent vacants en moyenne sept mois. La solution de repli est le recours à des intérimaires techniques à 85 à 95 € de l'heure pour des programmeurs freelance, soit une surprime de 40 % par rapport à l'emploi permanent que ces PME absorbent faute de candidats permanents disponibles.

Ce que cela signifie pour la stratégie de recherche

Une organisation qui recrute à Liège et publie un poste d'ingénieur soudeur senior sur un site d'emploi s'adresse, au mieux, à 25 % du marché qualifié. Pour l'intégration de systèmes de défense, ce chiffre tombe à 20 %. Pour le leadership exécutif en ingénierie, il descend à 15 %.

Les plus de 400 PME de la métallurgie dans la province, dont 60 % génèrent plus de 70 % de leur chiffre d'affaires en sous-traitance pour des OEM, ne disposent généralement pas de fonctions de Talent Acquisition structurées. Elles s'appuient sur les annonces du Forem, le bouche-à-oreille et des relations ponctuelles avec des agences. Cette approche fonctionne pour le personnel de production générale. Elle ne fonctionne pas pour les postes de spécialistes et de direction où la pénurie est la plus aiguë.

Ce qui fonctionne sur ce marché, c'est l'identification directe de candidats passifs par une cartographie structurée du vivier de talents accessible, suivie d'une proposition qui répond au calcul spécifique de chaque candidat. Un ingénieur senior à Aix-la-Chapelle gagnant 25 % de plus qu'un équivalent liégeois ne se déplace pas pour une offre identique. Il se déplace pour un poste offrant quelque chose d'indisponible de l'autre côté de la frontière : le pilotage d'un programme d'envergure nationale dans l'hydrogène ou la défense, la proximité familiale, ou une trajectoire de carrière qu'une structure corporate allemande ne peut offrir.

Les entreprises qui comprennent cette distinction pourvoient leurs postes. Celles qui ne la comprennent pas attendent sept à quatorze mois et paient des primes d'intérim qui érodent les marges qu'elles cherchent à protéger.

Ce que les responsables du recrutement dans le secteur industriel liégeois devraient faire différemment

Les conditions structurelles de ce marché sont claires. La défense et l'aérospatiale sont en croissance. La machinerie lourde traditionnelle se contracte. L'hydrogène crée une demande de talents qui n'existe pas encore à grande échelle. La concurrence transfrontalière attire les meilleurs candidats vers Eindhoven et Aix-la-Chapelle. Les vagues de départs en retraite s'accélèrent. Le débit de requalification est insuffisant. Et 85 % des cadres dirigeants dont vous avez besoin ne sont visibles sur aucune plateforme de recrutement.

C'est un marché où la méthode de recherche détermine le résultat davantage que le budget. Un Executive Search bien doté financièrement mais fondé sur les candidatures spontanées perdra systématiquement face à une recherche plus ciblée qui cartographie le marché passif et approche les candidats directement avec une proposition spécifique et bien structurée.

Pour les organisations en concurrence pour le leadership en ingénierie, les spécialistes de la défense et les talents en systèmes hydrogène dans le corridor industriel wallon — où le vivier de candidats accessibles se compte en dizaines plutôt qu'en centaines et où le coût d'un poste non pourvu se cumule chaque mois — KiTalent fournit des candidats dirigeants prêts pour l'entretien sous sept à dix jours grâce à une cartographie des talents du marché passif alimentée par l'IA. Avec un taux de rétention à un an de 96 % sur plus de 1 450 placements de cadres dirigeants et un modèle de facturation à l'entretien qui élimine le risque de retainer initial, l'approche est conçue pour des marchés exactement comme celui-ci : profonds, étroits et dominés par des candidats qu'il faut trouver plutôt qu'attirer par des annonces.

Si vous recrutez des leaders techniques dans les secteurs de la défense, de l'aérospatiale ou de l'hydrogène à Liège et que votre recherche actuelle stagne ou n'a pas encore démarré, contactez notre équipe Executive Search spécialisée dans le secteur industriel pour découvrir comment nous cartographions et atteignons les candidats que ce marché exige.

Questions fréquemment posées

Quel est le salaire moyen d'un ingénieur industriel senior à Liège, en Belgique ?

Les ingénieurs seniors en conception mécanique à Liège perçoivent un salaire de base de 65 000 à 82 000 € en tant que contributeurs individuels, avec une prime de 10 à 15 % pour la spécialisation CAO défense ou aérospatiale. Au niveau exécutif, les postes de VP et Directeur de l'Ingénierie dans l'équipement industriel et l'hydrogène commandent un salaire de base de 135 000 à 175 000 € assorti d'un bonus de 20 à 30 %. Les chefs de projet seniors dans la défense et l'aérospatiale gagnent 85 000 à 110 000 € de base. La rémunération wallonne se situe environ 5 % en dessous des équivalents bruxellois pour des postes comparables, bien que cet écart se réduise pour les spécialistes disposant d'habilitations de défense. La concurrence transfrontalière avec Eindhoven et Aix-la-Chapelle pousse les offres à la hausse pour les candidats dotés de qualifications transférables.

Pourquoi est-il si difficile de recruter des ingénieurs en Wallonie malgré un chômage élevé ?

Le taux de chômage provincial de 13,2 % en Wallonie et le taux de vacance technique de 6,8 % décrivent deux populations différentes. La main-d'œuvre au chômage se compose largement d'anciens sidérurgistes et d'ouvriers généralistes dont les compétences ne sont pas directement transférables au soudage certifié aérospatiale, à la programmation CNC 5 axes ou à l'intégration de systèmes de défense. Les programmes de requalification du Forem existent mais ne peuvent pas comprimer les délais de certification, qui nécessitent douze à dix-huit mois de formation supplémentaire. Il en résulte une inadéquation structurelle où des milliers de travailleurs disponibles ne peuvent pourvoir les postes que des centaines d'employeurs ont besoin de pourvoir de toute urgence.

Quels postes sont les plus difficiles à pourvoir dans le secteur de l'ingénierie industrielle à Liège ?

Trois catégories font face aux pénuries les plus sévères. Les ingénieurs soudeurs seniors disposant de l'accréditation NADCAP et d'une expérience en alliages aéronautiques restent vacants pendant neuf à quatorze mois. Les ingénieurs d'intégration de systèmes de défense éligibles à l'habilitation OTAN STANAG sont soumis à un cycle de débauchage entre les deux principaux employeurs de la défense de la province. Les programmeurs CNC 5 axes pour composants de précision aérospatiale restent vacants en moyenne sept mois, contraignant les PME à recourir à l'intérim avec une surprime de 40 %. Les ingénieurs en systèmes hydrogène représentent un déficit plus récent mais tout aussi critique alors que le secteur de la fabrication d'électrolyseurs se développe à Seraing.

Comment Liège rivalise-t-elle avec Eindhoven et Aix-la-Chapelle pour les talents en ingénierie ?

Liège ne peut pas s'aligner sur les rémunérations transfrontalières. Eindhoven offre des salaires bruts supérieurs de 12 à 18 % et Aix-la-Chapelle de 20 à 30 % de plus. La proposition de rétention de Liège repose sur des coûts de logement nettement inférieurs, la qualité de vie, et l'opportunité de travailler sur des programmes d'envergure nationale dans la défense, l'hydrogène et l'aérospatiale qui n'existent pas à la même échelle de l'autre côté de la frontière. Pour les ingénieurs ayant des attaches familiales dans la région, cette combinaison est efficace. Pour les spécialistes seniors sans de telles attaches, l'attraction transfrontalière est le facteur dominant, et les organisations recruteuses doivent rivaliser sur l'importance du poste et la trajectoire de carrière plutôt que sur le seul salaire.

Comment l'Executive Search peut-il aider à pourvoir les postes d'ingénierie industrielle en Belgique ?

Aux niveaux seniors, 85 % des leaders en ingénierie qualifiés dans le bassin liégeois sont des candidats passifs qui ne répondront pas aux offres d'emploi. Les spécialistes habilités défense ont une ancienneté moyenne de neuf ans chez leur employeur actuel. Les canaux de recrutement traditionnels atteignent au maximum 20 à 25 % du marché accessible. Les cabinets de chasse de cadres spécialisés dans les talents industriels utilisent une cartographie structurée des talents pour identifier et approcher directement la majorité passive, constituant une liste courte à partir de candidats qui ne sont visibles sur aucune plateforme publique. L'approche de KiTalent fournit des candidats prêts pour l'entretien sous sept à dix jours grâce à une identification enrichie par l'IA sur l'ensemble du marché passif, avec un modèle de facturation à l'entretien qui élimine le risque de retenue propre à la chasse de cadres exclusive.

**Quelles sont les perspectives du secteur industriel liégeois en 2026 et au-delà ?Une croissance modérée de 2,5 à 3,0 % par an est projetée, portée par trois forces : l'entrée en pleine production de la gigafactory d'électrolyseurs hydrogène de John Cockerill, la poursuite de l'expansion des composants de moteurs LEAP chez Techspace Aero, et la plateforme logistique Trilogiport soutenant les exportations de machinerie lourde. Les risques comprennent des coûts d

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